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Course à la direction du BQ : Jean-François Fortin appuie André Bellavance

22/02/2014 08:01 EST | Actualisé 24/04/2014 05:12 EDT

Le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia, Jean-François Fortin, a annoncé, samedi, qu'il ne sera pas candidat à la succession de Daniel Paillé, comme chef du Bloc québécois.

Il entend plutôt appuyer la candidature de son collègue André Bellavance, avec qui il a donné un point de presse conjoint, en matinée, dans le cadre du conseil général du parti, à Trois-Rivières.

La décision de M. Fortin repose sur deux facteurs principaux.

En entrevue à La Presse Canadienne, il a expliqué qu'il était l'organisateur du prochain congrès de sa formation devant avoir lieu à Rimouski en mai.

Il a indiqué qu'il aurait eu « l'impression d'abandonner ce chantier-là qui était fondamental en se dirigeant vers un autre défi ».

Jean-François Fortin a ajouté que « son engagement familial » a également pesé dans la balance.

Du même souffle, il a précisé qu'il est père de quatre enfants et que sa petite dernière a à peine un an.

Dans les circonstances, il lui apparaissait plus sage de se ranger derrière son confrère de la circonscription de Richmond-Arthabaska.

Invité à justifier son choix, M. Fortin a, d'abord, eu recours à un argumentaire purement politique en faisant valoir qu'André Bellavance incarne bien les intérêts et la philosophie du Bloc québécois.

Puis, sur une note plus personnelle, il a mentionné qu'au fil du temps, il a « développé une belle complicité » avec l'aspirant-chef et que, désormais, il le considère comme un ami.

Jean-François Fortin avait tenté sa chance face à Daniel Paillé, lorsque Gilles Duceppe s'était retiré en 2011.

Pour l'instant, il ignore s'il va avoir, un jour, envie de se lancer de nouveau dans cette aventure.

Questionné à ce sujet, il s'est contenté de dire qu'il « n'est pas un carriériste ».

De son côté, André Bellavance semble croire que s'il accédait au poste de chef, ce serait l'aboutissement logique de son cheminement professionnel.

Il a, d'abord, soutenu qu'il connaît le Bloc québécois « comme le fond de sa poche » et qu'il a vécu « les hauts et les bas » de la formation.

« J'étais là en 1993. J'étais l'adjoint d'un député. J'ai vécu le référendum de 1995. J'ai été candidat en 2000. J'ai été élu en 2004. Ça fait quatre élections que je gagne », a-t-il énuméré.

M. Bellavance a également déclaré qu'à Ottawa, il a « tout vu et tout connu ».

À ce stade-ci, il affirme pouvoir compter non seulement sur le soutien de Jean-François Fortin mais aussi sur les appuis des deux autres représentants du Bloc québécois aux Communes, Claude Patry et Louis Plamondon.

Quelque 300 membres du parti adoptent, samedi, les règles de procédure de la prochaine course à la direction. Les délibérations des militants se déroulent à huis clos.

La forte possibilité que des élections générales soient déclenchées dans les prochains jours au Québec pourrait les inciter à repousser la course, le Bloc ayant l'intention de faire campagne avec le Parti québécois advenant un scrutin provincial.

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