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RDC: 47 personnes blessées dans les heurts de jeudi à Bukavu (ONU)

21/02/2014 02:27 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Quarante-sept personnes ont été blessées dans les heurts ayant opposé jeudi des opposants, des policiers et la population à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué publié vendredi par l'ONU.

La Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) écrit dans ce communiqué que "sur les quarante-sept personnes blessées décomptées par les autorités sanitaires et policières", elle a "pu rendre visite et écouter les témoignages de vingt d'entre eux, civils et policiers confondus".

Auparavant, Marcellin Chisambo, gouverneur de la province du Sud-Kivu, dont Bukavu est la capitale, avait déclaré à l'AFP que les violences avaient fait 37 blessés (25 policiers et 12 civils).

Les heurts ont commencé en fin d'après-midi au passage d'une manifestation organisée par l'Union pour la nation congolaise (UNC), dont plusieurs milliers de sympathisants étaient venu accueillir le président Vital Kamerhe, un des principaux chefs de l'opposition, originaire du Sud-Kivu.

Chargée de bloquer le passage du cortège à l'entrée de la ville, la police a tiré à balles réelles pour disperser la foule, selon un journaliste de l'AFP ayant assisté à la scène.

Une fois la manifestation dispersée, des habitants en colère ont brûlé des pneus sur plusieurs artères de la ville, tandis que d'autres montaient des barricades.

Selon des sources de la société civile du Sud-Kivu, les affrontements entre la police et la population se sont poursuivis jusque tard dans la nuit.

Des responsables de l'UNC et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) - la formation du président de la RDC, Joseph Kabila - ont fait part d'altercations violentes entre deux petits groupes de leurs partisans, au cours desquelles les protagonistes se sont mutuellement envoyé des pierres.

Cité dans le communiqué des Nations unies, le chef de la Mousco, Martin Kobler a tenu à "rappeler la responsabilité partagée des acteurs politiques et des autorités administratives et sécuritaires".

"La préservation de la paix et de la sécurité de tous ainsi que le respect des droits de l'homme sont le devoir de chacun", a-t-il ajouté.

Ex-meilleur allié de M. Kabila, M. Kamerhe a été président de l'Assemblée nationale de 2006 jusqu'à sa disgrâce en 2009. Arrivé troisième à l'élection présidentielle de 2011, il est aujourd'hui un des opposants les plus actifs au chef de l'Etat.

Au pouvoir depuis 2001, celui-ci a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans à l'issue des élections présidentielle et législatives, contestées, de 2011.

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