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Pas de situation de crise chez les pays émergents (Moscovici)

21/02/2014 09:38 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

La situation des pays émergents, qui se plaignent des effets collatéraux de la fin du programme de soutien de la banque centrale américaine, est à suivre "avec attention" mais ce n'est pas une situation de crise, a estimé samedi le ministre français de l'Economie et des Finances.

La reprise "se renforce dans les pays avancés, elle se confirme partout dans la zone euro même si elle n'est pas assez forte, en même temps que se ralentit la croissance dans les émergents, dont plusieurs sont soumis à des tensions financières", a déclaré Pierre Moscovici lors d'un point de presse dans le cadre du G20 qui se tient ce week-end à Sydney.

"La situation des économies émergentes mérite d'être suivie avec attention mais ce n'est pas une situation de crise", a-t-il ajouté.

La Réserve fédérale américaine agit selon l'intérêt de son pays, en accord avec son mandat, mais on peut pas taxer d'"égoïsme" l'attitude de Janet Yellen, la nouvelle présidente de la Fed, a-t-il jugé. "J'ai le sentiment que le climat ici sera très constructif".

Pour le moment, les remous observés chez les émergents --et notamment la chute des devises de plusieurs d'entre eux-- n'ont pas d'"impact majeur" sur les économies européennes, a observé le ministre. "La croissance se répand partout".

Interrogé sur la pertinence d'un objectif de croissance mondiale chiffré, qui a ses détracteurs (l'Allemagne) et ses défenseurs (FMI et Grande-Bretagne par exemple), Pierre Moscovici a rappelé qu'une coordination des politiques des pays membres du G20 pouvait apporter un gain de croissance de 2% à l'horizon cinq ans.

Des discussions sont en cours pour savoir s'il faut inscrire précisément cet objectif dans le communiqué final, selon des sources au G20.

"Pour la France, tout ce qui va dans le sens de la croissance est le bienvenue", a souligné le ministre.

M. Moscovici a par ailleurs insisté sur la nécessité de poursuivre le chantier de la régulation financière, qui "ne doit pas être considéré comme achevé fin 2014". Il est "faux" de penser que la régulation peut être mise en sourdine maintenant que la crise financière est derrière nous, a-t-il répété.

fmp/mpd

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