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Les dates marquantes de l'histoire de l'ETA

21/02/2014 12:10 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Voici les dates marquantes de l'histoire du groupe basque ETA, tenu pour responsable de la mort de 829 personnes, qui a commencé à mettre ses armes hors d'usage, selon des experts internationaux, marquant un nouveau pas vers sa disparition.

- 31 juil 1959 : Création, en pleine dictature espagnole, de l'ETA (Euskadi Ta Askatasuna : Patrie basque et Liberté) par un groupe d'étudiants nationalistes s'inspirant des mouvements de libération révolutionnaires.

- 7 juin 1968 : Premier attentat officiellement attribué à l'ETA, un policier abattu à Saint-Sébastien.

- 20 déc 1973 : Spectaculaire assassinat à Madrid de l'amiral Carrero Blanco, homme fort du régime franquiste. Sa voiture est pulvérisée par une bombe.

- 20 nov 1975 : Mort de Francisco Franco.

- 15 oct 1977 : Amnistie générale pour les prisonniers politiques, dont ceux de l'ETA.

- 28 avr 1978 : Création de Herri Batasuna (HB), bras politique de l'ETA.

- 25 oct 1979 : Approbation du statut d'autonomie du Pays basque.

- 9 mars 1980 : Premières élections au Parlement basque : victoire des nationalistes modérés du PNV (démocrates-chrétiens).

- déc 1983 : Apparition des GAL, organisation para-policière responsable de 28 assassinats de militants basques jusqu'en 1987.

- 19 juin 1987 : Attentat le plus meurtrier de l'ETA faisant 21 morts dans l'explosion d'une voiture piégée à Barcelone (nord-est).

- 10 avr 1989 : Echec des premières négociations de paix entre des représentants de l'ETA et le gouvernement espagnol à Alger.

- 12 juin 1997 : Assassinat de l'élu conservateur Miguel Angel Blanco et mobilisation populaire sans précédent contre le terrorisme.

- 16 sept 1998 : Annonce d'une trêve unilatérale et illimitée par l'ETA, qu'elle dénoncera fin 1999 après l'échec de discussions avec le gouvernement.

- 29 juin 2002 : Introduction d'une loi qui permettra l'interdiction de Batasuna en 2003.

- 22 mars 2006 : L'ETA annonce un "cessez-le-feu permanent". Nouvelles négociations avec le gouvernement.

- 30 déc 2006 : Attentat à l'aéroport de Madrid (2 morts) qui rompt de facto la trêve. L'ETA y met fin officiellement en juin 2007.

- 1er déc 2007 : Assassinat de deux gardes civils à Capbreton (France), suivis de cinq autres assassinats jusqu'à l'été 2009.

- 17 nov 2008 : Arrestation en France du chef militaire de l'ETA, Garikoïtz Aspiazu Rubina, "Txeroki", suivie de celles de ses cinq successeurs et du chef politique de l'organisation.

- 9 août 2009 : Derniers attentats de l'ETA.

- 16 mars 2010 : Un policier français tué dans une fusillade avec un commando de l'ETA surpris lors d'un vol de voiture près de Paris.

- 5 sept 2010 : L'ETA annonce un arrêt de ses "actions offensives armées".

- 10 janv 2011 : L'organisation décrète un cessez-le-feu "permanent", trêve jugée insuffisante par Madrid qui réclame sa dissolution et l'abandon définitif des armes.

- fin avr 2011 : L'ETA renonce à "l'impôt révolutionnaire", une de ses principales sources de financement.

- 20 oct 2011 : L'ETA annonce "l'arrêt définitif de son activité armée" et appelle Paris et Madrid à un dialogue direct. Le 10 novembre elle propose de s'engager sur la voie du désarmement en échange d'une amnistie pour ses 700 prisonniers.

- 20 nov 2011 : La coalition indépendantiste Amaiur (gauche), issue de la mouvance Batasuna, entre au Parlement espagnol. En mai, une première coalition était devenue la deuxième force politique du Pays basque.

- 5 mai 2012 : Le gouvernement de Mariano Rajoy rejette l'offre de dialogue et la médiation d'une commission internationale.

- 24 nov 2012 : L'ETA est prêt à négocier avec la France et l'Espagne en vue de sa "dissolution". Fin de non-recevoir de Madrid.

- 28 décembre 2013 : Le collectif de prisonniers de l'ETA (EPPK) entérine l'abandon de la violence et évoque de possibles démarches individuelles en vue d'une libération, semblant abandonner la revendication historique d'une amnistie collective.

- 11 janvier 2014 : plus de 100.000 personnes manifestent à Bilbao convoquées, malgré leurs divergences, par la gauche indépendantiste et les nationalistes conservateurs.

- 7 février 2014 : dans un communiqué, l'ETA annoncent qu'il fera, "dans un bref délai", un geste "significatif".

- 21 février 2014 : la Commission internationale de vérification du cessez-le-feu annonce que l'ETA a commencé à mettre ses armes hors d'usage.

elc/gr/gg

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