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Keystone XL : l'administration Obama laisse entendre un possible retard

21/02/2014 03:35 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Une décision judiciaire pourrait retarder la décision du président des États-Unis sur le passage d'un pipeline devant relier les sables bitumineux de l'Alberta aux raffineries du Texas, prévient l'administration Obama.

Une haute fonctionnaire a indiqué vendredi que de nombreux avocats devaient examiner tout possible impact que pourrait avoir un jugement rendu plus tôt cette semaine au Nebraska. Mercredi, un juge a invalidé la décision du gouverneur de cet État de permettre le passage du projet de pipeline Keystone XL sur son territoire.

« Je ne peux pas vous dire comment cela affectera l'échéancier ni même si cela aura un effet », a laissé entendre Roberta Jacobson, la secrétaire d'État adjointe aux Affaires de l'hémisphère ouest.

Dans son verdict, la juge Stephanie Stacy, a statué que l'État du Nebraska n'avait pas le droit d'adopter une loi conférant au gouverneur le pouvoir d'imposer une trajectoire du pipeline aux propriétaires terriens. Ce pouvoir, a déclaré la juge, ne peut être exercé que par un organisme de réglementation indépendant.

L'administration du président Barack Obama indique qu'elle ignore pour l'instant si elle peut, légalement, prendre une décision sur Keystone XL.

À moins que le jugement soit invalidé en appel, ou que tous les propriétaires terriens acceptent le tracé, ou qu'une agence gouvernementale du Nebraska l'approuve, même un feu vert du président ne suffira pas à faire avancer le projet dans cet État.

Par ailleurs, Mme Jacobson n'a pas donné de détails sur ce que se sont dit le président Obama et le premier ministre Stephen Harper, durant le sommet des « trois amigos » au Mexique. Au terme du sommet, M. Obama avait affirmé avoir parlé des changements climatiques avec M. Harper, mais aucun détail de cette conversation n'a transpiré.

« Nous ne pourrions pas vous révéler les détails même si nous le voulions », a déclaré Mme Jacobson aux médias. « Les dirigeants ont toujours le droit de se parler sans que nous soyons présents ».

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