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JO-2014 - Le slalom pour sacrer enfin Hirscher, le N.1 mondial

21/02/2014 05:32 EST | Actualisé 23/04/2014 05:12 EDT

Marcel Hirscher est le meilleur skieur du monde depuis trois hivers, mais l'Autrichien, qui n'a pas encore la moindre médaille olympique à sa collection de trophées, a seulement le slalom samedi pour corriger cette incongruité, aux Jeux de Sotchi.

Le double vainqueur du classement général de la Coupe du monde peut-il rentrer bredouille de Russie comme l'a fait le N.2 mondial, Aksel Lund Svindal, après être passé à côté des épreuves de vitesse dont il était l'un des grands favoris la semaine dernière ?

Le Scandinave avait, lui, ramené les trois couleurs des Jeux de Vancouver, contrairement à l'Autrichien qui s'était classé 4e en géant et 5e en slalom, ses deux disciplines, au Canada en 2010 même si c'était déjà très bien pour le petit prodige de 20 ans qu'il était.

Mais Marcel Hirscher, qui n'est plus un bizuth, est resté encore mercredi au pied du podium en géant, un beau camouflet pour le vice-champion du monde et leader de la Coupe du monde de la discipline.

L'Autrichien entend bien vaincre le signe indien dans le slalom en nocturne, samedi. Champion du monde et vainqueur du petit globe de cristal de la discipline, Hirscher est incontestablement l'homme à battre.

Mais la valse entre les piquets est beaucoup plus aléatoire, et souvent la différence entre un podium et une sortie de piste ne tient qu'à quelques millimètres de spatule.

"Tout peut toujours arriver en slalom, donc je vais tout tenter et prendre autant de risques que possible sachant bien que cela peut mal virer", souligne Hirscher.

- Neureuther comme sa maman -

On pourrait le croire abattu par la claque subie en géant, mais il n'en est rien. "Un gros poids a disparu de mes épaules. Dans les grands événements la première course est toujours la plus difficile, aussi je me sens libéré", avance l'Autrichien, toujours aussi relax.

Felix Neureuther, son grand copain allemand, est lui aussi en piste pour le titre suprême. Le fils de Rosi Mittermaier, bien secoué par un accident de voiture la semaine passée, n'a pas mis toutes les chances de son côté.

Mais le vice-champion, qui rêve d'un sacre en slalom 38 ans après celui de sa maman aux Jeux d'Innsbrück, n'est pas homme à se chercher des excuses, encore moins par avance.

Si chez les dames, la nouvelle petite terreur des piquets a pour trait l'Américaine Mikaela Shiffrin, son pendant masculin est le jeune Norvégien Henrik Kristoffersen.

Ce dernier s'est payé le luxe de coiffer Hirscher et Neureuther lors du dernier slalom avant les Jeux, à Schladming, fin janvier.

Abonné au podium cette saison, le Norvégien semble même plus solide que la petite perle du ski français, Alexis Pinturault, adepte des prises de risques maximum. Avec le Savoyard, ça passe et alors ça décoiffe, ou ça casse.

Mais ils sont potentiellement une bonne quinzaine à pouvoir arracher l'or, à commencer par les anciens champions du monde, l'Autrichien Mario Matt, le Français Jean-Baptiste Grange ou le Croate Ivica Kostelic.

stp-ssw/jr

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