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Garderies : hausse préoccupante pour les familles plus démunies

21/02/2014 02:10 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

La hausse des tarifs dans les services de garde à contribution réduite prévue dans le budget du gouvernement Marois fait craindre les conséquences sur les finances des familles à faible revenu.

Le budget prévoit une augmentation de la contribution parentale de 7 $ à 8 $ en septembre 2014, puis à 9 $ en septembre 2015, avant que le programme ne soit indexé.

Certains parents sont en mesure d'assumer cette hausse. Toutefois, l'augmentation de tarifs pourrait représenter un choc tarifaire pour d'autres, mentionne Daniel Lépine, directeur général du Regroupement des Centres de la petite enfance des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches.

« On est très préoccupés par l'accessibilité des services pour les personnes qui ont peu de moyens », dit-il.

Selon lui, la hausse des tarifs est en contradiction avec l'effort du gouvernement pour améliorer l'accessibilité au service en créant de nouvelles places en garderies, notamment dans les milieux défavorisés.

« Développer des places améliore l'accessibilité. Mais en augmenter le coût les diminue. C'est très difficile de trouver la cohérence dans l'exercice », souligne M. Lépine.

Des mesures d'aide souhaitées

L'augmentation des tarifs touche l'ensemble du programme de places à contribution réduite, que ce soit dans les centres de la petite enfance, les garderies subventionnées, les services de garde en milieu familial ou en milieu scolaire.

Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, croit que le gouvernement devrait mettre en place des mesures pour venir en aide aux plus démunis.

« Le gouvernement aura à réfléchir sur quelles seront les mesures, l'aide à apporter à des familles qui sont vraiment moins nanties pour qui 1 $ par jour de plus c'est beaucoup. Quand on travaille au salaire minimum, c'est beaucoup dans notre budget », illustre Mme Bouchard.

De son côté, la famille d'Anne-Marie Martin, mère de cinq enfants, dont trois en service de garde subventionné, devra encaisser le coup.

« Il y a le budget du gouvernement et il y a le budget familial aussi. Moi, l'argent que je mettais présentement pour des activités parascolaires pour les enfants, je vais devoir le mettre pour le service de garde », dit-elle.

Elle aurait aimé davantage de temps pour s'adapter à la hausse des tarifs.

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