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Bilan des 100 jours du maire de Laval : «&nbsp;40 à 50&nbsp;%&nbsp;» du travail accompli<strong>&nbsp;</strong>

21/02/2014 03:17 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Le maire de Laval, Marc Demers, a présenté vendredi le bilan de ses 100 premiers jours à l'hôtel de ville. Malgré tout le travail accompli, il estime que Laval n'est pas encore pleinement remise sur les rails.

Une entrevue de Vincent Champagne Twitter Courriel

Q - 100 jours à la mairie de Laval, marqués surtout par du grand ménage administratif. Est-ce que vous avez fait le tour? Il en reste beaucoup à faire? Est-ce que Laval est remis sur les rails?

R - Il en restera toujours à faire. Nous sommes dans une période plus intense. On espère éventuellement en arriver à un rythme normal. Mais on ne cessera jamais de se remettre question pour améliorer nos façons de faire.

Dans plusieurs dossiers, on trouve bien des mauvaises surprises de l'ancienne administration, que l'on doit gérer. On est en train de compléter l'examen. Lorsqu'on aura fini, on pourra vous informer au fur et à mesure.

Q - Quels dossiers?

R - L'ensemble des dossiers majeurs fait l'objet d'un examen. On doit travailler sur l'image. Une image d'intégrité et d'efficacité. Une image qu'il fait bon vivre et travailler à Laval. 

Q - Mais quand je vous demande si Laval est remis sur les rails… où en sommes-nous dans le processus?

R - Je vous dirais entre 40 et 50 %. Je peux vous dire que beaucoup a été accompli. L'adoption du budget, 208 nouveaux logements [sociaux dans le quartier Val-Martin]. Il y a un climat de confiance qui est rétabli avec le gouvernement. Le dossier des zones inondables est un dossier urgent pour plusieurs Lavallois. 

Q - Nous avons des maires charismatiques au Québec, comme messieurs Coderre, Labeaume, Tremblay, pour ne nommer qu'eux. Marc Demers n'est pas encore très connu sur la scène nationale. Allez-vous prendre plus de place? 

R - Avant d'occuper plus de place au niveau national, je veux être sûr de bien faire mon travail au niveau local. Il y a plusieurs problèmes accumulés à Laval. Avant d'aller solliciter des responsabilités ailleurs, je vais assumer mes responsabilités au niveau local. 

J'ai l'intention de rencontrer les maires de la couronne nord. Je rencontre régulièrement M. Coderre. J'ai rencontré M. Labeaume. Mais le gros de nos efforts sera mis du côté local. On a à restructurer l'administration municipale. On a de grands changements au niveau administratif à mettre en place et quand ces étapes-là seront complétées, on va consacrer plus de temps au niveau régional et national.

Q - Dans vos 100 premiers jours, il y a aussi la contestation de votre légitimité comme maire par Jacques Foucher, un de vos opposants lors de la campagne électorale. Ce dossier-là sera tranché un jour par un juge, mais votre début de mandat en sera toujours entaché. 

R - Comme c'est un dossier judiciarisé, je n'ai pas l'intention de faire des commentaires. Par contre, ça ne m'a pas empêché de travailler. Ça ne change rien à l'énergie et à la détermination qu'on y met. Regardez les réalisations. On a déjà fait de grands pas pour reconstruire l'administration, et nous allons continuer à le faire. 

Q - Vos adversaires politiques ont quand même questionné la décision du comité exécutif de payer vos frais d'avocat. Pourquoi ne pas les payer vous-même?

R - Premièrement, la Loi le prévoit. Deuxièment, si je décide de le faire, je m'attaque à des avocats qui sont gratuits [pour M. Foucher]. Je me place dans une position drôlement vulnérable. Je mets combien de mon patrimoine personnel? C'est trop vulnérable pour ma famille et moi. 

Je pense que ce serait malsain qu'un maire aille chercher des avocats pro bono [bénévoles]. Tout le monde se poserait la question à savoir s'ils ne seraient pas payés autrement. On y est allé de manière transparente, claire et limpide, et surtout, conforme à la Loi.

Q - Il y a maintenant de l'opposition à Laval. Un seul de ses membres a obtenu une responsabilité dans un comité. Comment allez-vous travailler avec ces conseillers? Quels rôles leur donnerez-vous? 

R - Toutes les personnes à qui on a confié des responsabilités, ce sont des personnes avec qui nous avons créé un lien de confiance. Ce sont des gens que je peux cautionner. Les gens du Mouvement lavallois ont tous signé des documents concernant leur intégrité. Ils ont tous fait l'objet de vérifications pour s'assurer qu'ils ne sont pas personnellement impliqués dans des causes au criminel ou au civil qui pourraient compromettre leur intégrité. Les gens des autres partis, il n'y en a aucun qui a fait ça.

Avant chaque assemblée du conseil, il y a une réunion où les conseillers d'opposition peuvent poser toutes les questions qu'ils veulent. Ils ont aussi l'occasion de nous présenter leurs projets de façon à ce que personne ne soit surpris quand vient le temps de voter. 

Ils ont décidé de ne pas utiliser ce moyen-là. Moi, ce que j'en conclu, c'est qu'il est plus important pour eux de nous faire mal paraître que de bien servir leurs citoyens dans chacun de leur district. Ceux qui ont décidé de ne pas utiliser cette voix-là, comme M. Jacques Saint-Jean, il a été nommé dans un comité où il a une expertise reconnue, les arénas. 

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