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Accord entre pouvoir, opposition et Européens à Kiev (présidence)

21/02/2014 02:27 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Un accord a été trouvé entre le pouvoir ukrainien, l'opposition, l'UE et la Russie, à l'issue de négociations marathon après un bain de sang à Kiev, a annoncé vendredi la présidence ukrainienne.

"Les négociations pour résoudre la crise politique entre le président Viktor Ianoukovitch, les responsables de l'opposition, et les représentants de l'Union européenne et de la Russie ont abouti à un accord qui doit être signé à midi (10H00 GMT) à la présidence", selon le communiqué.

Ce compromis entre les différentes parties survient après un bain de sang jeudi à Kiev, lorsque la police a ouvert le feu sur des manifestants.

Quelques 75 personnes ont été tuées dans des affrontements à Kiev depuis mardi, selon les autorités.

Il n'a pas été possible dans l'immédiat d'obtenir confirmation de cette information auprès des délégations européennes.

Les négociations étaient qualifiées de "très difficiles" vendredi matin, selon la délégation allemande.

Et sur son compte twitter, le ministre polonais Radoslaw Sikorski n'a écrit que ces mots: "après des négociations qui ont duré toute la nuit, la discussion a cessé à 07H20".

Les chefs de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et polonaise Radoslaw Sikorski ont passé une grande partie de la journée de jeudi et toute la nuit de jeudi à vendredi consultations avec le président Viktor Ianoukovitch et avec les leaders de l'opposition ukrainienne.

Ces négociations se sont interrompues vers 06h00 GMT.

"Il a été convenu avec Ianoukovitch qu'il est prêt à tenir des élections présidentielles et parlementaires, prêt à créer un gouvernement d'unité nationale dans les dix prochains jours et à changer la Constitution d'ici à l'été", avait indiqué jeudi soir le Premier ministre polonais Donald Tusk, sans dissimuler son scepticisme.

"Nos expériences nous disent que les engagements entrepris par l'administration ukrainienne sont rarement tenus", avait-il souligné.

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont d'ores et déjà décidé jeudi de priver de visas et de geler les avoirs de responsables ukrainiens.

C'est l'annonce de la suspension des négociations sur un accord d'association avec l'Union européenne, au profit d'une relance des relations économiques avec Moscou qui avait conduit le 21 novembre des milliers de personnes à descendre dans la rue.

L'Ukraine est au bord de la faillite, et la Russie a promis l'octroi d'un crédit de 15 milliards de dollars et un important rabais du prix du gaz.

Trois mois plus tard, après une série de violences, la plupart des manifestants demandent désormais le départ du président Ianoukovitch.

Des milliers de personnes occupent depuis trois mois le Maïdan, la place de l'Indépendance dans le centre de Kiev, où un campement de tentes protégé par des barricades a été installé.

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