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Sotchi 2014: Carey Price devra stopper une machine offensive américaine bien huilée

20/02/2014 06:15 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Le Canada mise sur une forme de pensée magique afin que le déblocage tant souhaité à l'attaque se produise, vendredi, en demi-finale du tournoi olympique de hockey des Jeux de Sotchi. Pour ce qui est de stopper la redoutable attaque des États-Unis, il s'en remettra à Carey Price.

Au sein d'Équipe Canada, on continuait de marteler, jeudi, que ce n'est qu'une question de temps avant que l'attaque ne débloque. Eh bien, le moment est arrivé!

«Nous pourrions nous morfondre tant qu'on voudrait (sur l'incapacité de l'équipe à acheter des buts), mais ça donnerait rien, a tempéré l'entraîneur Mike Babcock, après avoir dirigé une courte séance d'entraînement sur glace. Je pense que nous allons marquer. Nous avons gagné tous nos matchs jusqu'à maintenant. Ce sera de nouveau l'objectif vendredi.»

Plus tard, quand on lui a demandé quels ajustements pouvait-on faire à l'attaque après un barrage de 57 lancers au but contre la Lettonie, Babcock a répondu: «Mettre la rondelle dans le filet».

Le joueur de centre Jonathan Toews a assuré que la panne offensive ne sape pas du tout le moral de l'équipe.

«Nous ne doutons pas de nous, a-t-il affirmé. Nous continuons d'avoir confiance que la rondelle va finir par rentrer dans le but. Nous passons proches, il ne nous manque qu'un peu de chance.»

Une douzaine d'heures après avoir évité la catastrophe en quarts de finale, l'équipe canadienne était résolument tournée vers son prochain défi dans sa quête de la médaille d'or olympique.

«On est rendu là où on voulait être, en demi-finale du tournoi, a noté l'attaquant québécois Patrice Bergeron. Le manque d'attaque n'est pas un souci. Tout ce qui compte, c'est le résultat, les victoires.»

Comme Babcock était mal placé pour parler d'amélioration constante dans le jeu de ses joueurs, il a dit croire aux bienfaits de l'adversité.

«Plus vous en surmontez, meilleurs vous êtes, a-t-il mentionné. Mercredi, ç'a été une belle occasion pour ça.»

Toews a soulevé que peu importe le parcours des deux équipes jusqu'à maintenant, plus rien de cela ne tient.

«C'est l'affaire d'un seul match, pas d'une série de sept, a souligné le capitaine des Blackhawks de Chicago. Il faut simplement que nous soyons la meilleure équipe vendredi. Ce que nous avons fait dans le tournoi ne veut plus rien dire. C'est la même chose du côté des Américains.»

À défaut d'être capable de réussir des buts, on veut garder le cap sur l'excellence du jeu de l'équipe en défense.

«Nos adversaires s'appliquent également en défense, a mentionné Babcock. Nous mettons l'accent là-dessus quand nous ne sommes pas en possession de la rondelle et nous mettons l'accent sur l'attaque quand nous l'avons. Ils (les États-Unis) font la même chose. Ce sera une bataille pour le contrôle de la zone neutre.»

Troisième grand rendez-vous

La confirmation de Price devant le filet n'est pas une surprise puisque que le gardien du Canadien a été d'office dans trois des quatre matchs de l'équipe jusqu'à maintenant, signant trois victoires.

Les États-Unis, pour leur part, se présentent en demi-finale fort confiants, à la suite de la victoire de 5-2 obtenue en quarts contre la République tchèque. Ils ont déjà marqué 20 buts en quatre rencontres. Le Canada en a 13 au compteur, incluant sept qui ont été réussis par les défenseurs Drew Doughty et Shea Weber.

Ce sera le troisième rendez-vous olympique sans lendemain entre les deux nations depuis que les joueurs de la LNH prennent part aux JO, soit depuis 1998. Les Américains ont deux échecs à venger: en finale des Jeux de Salt Lake City (5-2) en 2002 et en finale des Jeux de Vancouver (3-2 en prolongation), il y a quatre ans.

Bergeron, membre de l'équipe médaillée d'or à Vancouver, n'a pas voulu se prononcer quand on lui a demandé si les Américains lui paraissaient supérieurs cette année.

«J'ai vu leur match contre la Russie, avec la fin enlevante en tirs de barrage, a relaté le joueur de centre des Bruins de Boston. Ils ne donnent pas d'espace en défense, et ils ont beaucoup d'attaque. Une chose est assurée, ce sera aussi difficile de les vaincre que ça l'a été en 2010.»

Le Canada sera privé de l'attaquant John Tavares, qui s'est blessé à un genou mercredi. Son tournoi est terminé, même sa saison. Il sera remplacé dans la formation par Matt Duchene. Les trios d'attaquants et les duos de défenseurs étaient inchangés à l'entraînement, jeudi.

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