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Merkel presse Ianoukovitch d'accepter une aide de l'UE au dialogue avec l'opposition

20/02/2014 08:15 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

La chancelière allemande Angela Merkel a pressé jeudi le président ukrainien Viktor Ianoukovitch d'accepter un soutien européen au dialogue avec l'opposition, dans un communiqué publié à Berlin alors que Kiev était le théâtre d'un déchaînement de violence.

La chancelière a téléphoné jeudi matin au président ukrainien et lui a "fortement conseillé" d'accepter une offre de l'Union européenne pour "soutenir un dialogue entre le gouvernement et l'opposition", selon le communiqué publié par la chancellerie.

"Toute manoeuvre pour gagner du temps ne ferait qu'envenimer le conflit et génèrerait des risques imprévisibles", a-t-elle estimé.

Elle a "condamné avec force l'escalade récente" de la violence.

"Toutes les parties doivent immédiatement prendre leurs distances avec la violence et mettre en oeuvre le cessez-le-feu décidé. La responsabilité principale de ce point de vue est du côté de la direction de l'Etat", a-t-elle affirmé.

"Seules des discussions avec des résultats concrets et rapides sur la composition du gouvernement et des réformes constitutionnelles offrent une chance de résolution durable du conflit", a-t-elle jugé, soulignant que "l'UE, l'Allemagne et d'autres partenaires étaient prêts à soutenir les discussions du gouvernement avec l'opposition".

Pour accroître la pression sur Kiev, les ministres européens des Affaires étrangères devaient se retrouver jeudi après-midi à Bruxelles, alors que les violences meurtrières se sont accrues dans la matinée à Kiev, faisant au moins 25 morts du côté des manifestants, malgré la présence des chefs de la diplomatie allemand, français et polonais.

L'Union européenne étudie un embargo sur les armes et le matériel au service de la répression, en plus de sanctions ciblées contre les responsables des violences en Ukraine, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

hap/aro/bir

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