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L'opposition veut des élections

20/02/2014 04:37 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

« Vous venez d'assister au lancement d'une campagne électorale », a réagi à chaud, jeudi, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, ajoutant que le ministre Marceau « porte des lunettes roses ».

Philippe Couillard a laissé entendre que le gouvernement Marois ne disait pas tout aux contribuables en ne disant pas que des compressions étaient à venir dans les services publics.

Pour la Coalition avenir Québec (CAQ), les « grands perdants » de ce budget sont les familles déjà « surtaxées ». La CAQ, qui demandait un retour immédiat à l'équilibre budgétaire et une réduction du fardeau fiscal des Québécois, a donc annoncé qu'elle n'appuierait pas le budget.

« On croit toujours que c'est possible d'atteindre l'équilibre budgétaire dès l'année 2014-2015 et, dès cette année, commencer à réduire les taxes des Québécois », a assuré le chef caquiste, François Legault.

Du côté de Québec solidaire, il s'agit d'un budget « d'austérité » digne du Parti libéral ou du Conseil du patronat du Québec. La hausse des frais de garderie et des tarifs d'Hydro-Québec touchera plus durement les plus faibles revenus, a dénoncé la formation de gauche.

Les trois partis d'opposition ont exprimé leur désaccord face à la hausse progressive des tarifs des centres de la petite enfance d'ici le 1er septembre 2015 pour ensuite être indexés annuellement au coût de la vie.

Avec ce rejet du budget par les partis de l'opposition, la table est mise pour une campagne électorale. Le gouvernement, minoritaire en Chambre, a maintenant ces deux choix : déclencher rapidement des élections ou se faire battre à l'Assemblée nationale sur le budget.

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