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Liban:assassinat d'un responsable militaire alaouite (sécurité)

20/02/2014 04:10 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Un responsable militaire alaouite libanais, communauté du président syrien Bachar al-Assad, a été tué jeudi à Tripoli dans le nord du Liban et cet assassinat a provoqué des affrontements ayant fait un mort et huit blessés, selon une source de sécurité.

Cet assassinat intervient au lendemain d'un double attentat suicide qui a fait six morts et 129 blessés près du Centre culturel iranien, dans le sud de Beyrouth, un fief du puissant mouvement chiite Hezbollah qui combat en Syrie les rebelles aux côtés des forces du régime.

"Abdelrahmane Dhiab, responsable militaire au Parti arabe démocratique (du Liban), a été tué par balles jeudi à 07H00 (05h00 GMT) par des hommes armés au passage de sa voiture à al-Minaa" un quartier sunnite de Tripoli, a indiqué un responsable de la sécurité.

Les assaillants, qui étaient encagoulés et circulaient en moto, ont touché la victime à la tête et à la poitrine.

Des combats ont aussitôt éclaté après l'assassinat entre alaouites et sunnites faisant faisant un mort et huit blessés dans le quartier sunnite de Bab al-Tebbaneh, selon la source de sécurité. Dans ce secteur, les écoles et les magasins ont fermé.

Selon un responsable du Parti arabe démocratique interrogé par l'AFP, Dhiab, âgé d'une cinquantaine d'années, avait des "responsabilités militaires" au sein de cette formation. Le responsable a précisé qu'il s'apprêtait à se rendre à Beyrouth.

La victime est le père de Youssef Dhiab, détenu par les autorités libanaises pour son implication présumée dans deux attentats, en août à Tripoli, qui ont fait 45 morts.

Tripoli, la grande ville du nord du Liban, est régulièrement secouée par des violences meurtrières entre partisans et détracteurs du régime syrien.

Les affrontements opposent les habitants de Bab al-Tebbaneh, partisans de la rébellion en Syrie, à ceux de Jabal Mohsen, quartier alaouite soutenant le régime syrien.

Avant même le conflit syrien, les flambées de violences étaient fréquentes entre ces deux quartiers et ont fait depuis 2008 plus de 200 morts et 3.000 blessés.

Le Liban est profondément divisé sur le conflit syrien, qui a exacerbé les tensions communautaires entre sunnites, emmenés par l'ex-Premier ministre Saad Hariri, et chiites, conduits par le Hezbollah. Cette division n'a fait que s'aggraver avec la décision du Hezbollah de combattre en Syrie.

Le double attentat commis mercredi dans le sud de Beyrouth a été revendiqué par un groupe jihadiste, les Brigades Abdallah Azzam.

Il s'agit du neuvième attentat dans un fief du Hezbollah depuis juillet après l'annonce par le mouvement chiite qu'il combattait aux côtés des forces gouvernementales syriennes contre la rébellion.

rd/sk/sw

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