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Le pétrole recule un peu à New York après un chiffre chinois décevant

20/02/2014 09:22 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Le prix du pétrole new-yorkais se repliait légèrement peu après l'ouverture jeudi, la prudence étant de mise après un indicateur chinois décevant et avant le rapport hebdomadaire sur les stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Vers 14H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars lâchait 10 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 103,21 dollars.

L'annonce d'une nouvelle contraction de la production manufacturière en Chine en février, à son plus bas niveau en sept mois selon un indicateur de la banque HSBC, pesait sur les cours du brut.

Cet indicateur "morose" sur la Chine, premier importateur mondial de pétrole et l'un des principaux moteurs de croissance de la demande mondiale d'or noir, "refroidit un marché des produits pétroliers en grande forme" depuis quelques jours, remarquait Phil Flynn de Price Futures Group.

Le WTI, dopé ces derniers temps par la persistance de l'hiver rigoureux aux Etats-Unis et un regain de tensions géopolitiques dans plusieurs pays producteurs de pétrole comme la Libye, le Soudan du Sud ou le Venezuela, avait clôturé la veille à son plus haut niveau depuis le 8 octobre.

Mais "de nouveaux signes de faiblesse dans les marchés émergents pourraient tempérer les gains du marché", soulignait Phil Flynn.

Les indicateurs américains n'étaient pas non plus très encourageants, entre une progression des prix à la consommation moins forte qu'attendu en janvier (+0,1%) et un recul proche des prévisions des inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 15 février.

Les investisseurs restaient aussi sur la réserve en attendant la diffusion, à 16H00 GMT du rapport du département américain de l'Énergie (DoE) sur le niveau des stocks pour la semaine terminée le 14 février --avec un jour de retard par rapport à son calendrier habituel en raison d'un jour férié lundi aux États-Unis.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les réserves de brut devraient avoir augmenté de 1,8 million de barils, tandis que celles d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient respectivement reculé de 500.000 barils et 1,9 million de barils.

Les stocks de brut de Cushing, en Oklahoma, particulièrement surveillés par le marché puisque c'est là où est entreposé l'or noir servant de référence au WTI, sont de leur côté attendus en baisse pour la troisième semaine consécutive.

jum/sl/mdm

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