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Encore deux ans de déficit, déplore le milieu des affaires

20/02/2014 07:21 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Le Conseil du patronat du Québec déplore que le gouvernement se donne encore deux ans pour revenir à l'équilibre budgétaire, comme l'indique le budget présenté jeudi par le ministre des Finances, Nicolas Marceau. Mais le Conseil affirme du même souffle qu'il aurait voulu une baisse d'impôt.

Le CPQ juge également que le gouvernement semble optimiste quant à la prévision de ses revenus et au contrôle de ses dépenses. C'est aussi ce qu'a laissé entendre mercredi le vérificateur général du Québec, qui doute de l'atteinte du déficit zéro en 2015-2016.

Le Conseil se réjouit néanmoins de la hausse et de l'indexation des tarifs des services de garde, qui sont à son avis « une nécessité ».

Il se montre également satisfait que le gouvernement pense revoir le financement de la santé, qui compte déjà pour près de la moitié du budget du Québec. Surtout que cette proportion continuera d'augmenter si rien n'est fait, dit le CPQ.

Le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec s'inquiète également des capacités du gouvernement à contrôler ses dépenses et des « répercussions sur l'équité intergénérationnelle ». La relève du milieu des affaires s'interroge sur la capacité du gouvernement d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2015-2016, tout en versant des sommes additionnelles au Fonds des générations dès 2016-2017.

Le Conseil canadien du commerce de détail s'est pour sa part montré satisfait du maintien du niveau actuel de taxation.

L'Association minière du Québec se désole quant à elle du peu de place faite au secteur minier dans le budget, alors que le gouvernement dit vouloir miser sur les ressources naturelles. « Le panier de mesures pour stimuler [le secteur minier] est bien peu garni », a déploré Josée Méthot, présidente-directrice générale de l'AMQ.

L'Association des restaurateurs du Québec se dit extrêmement déçue que le gouvernement n'ait pas profité de son budget pour corriger les problèmes causés au secteur de la restauration par l'actuel régime de taxe spécifique sur l'alcool.

Pour les restaurateurs, le gouvernement doit s'engager à ce que toute hausse future de la taxe spécifique sur l'alcool ne s'applique que sur les nouveaux achats et non pas sur les produits en stock comme cela a été le cas en novembre 2012. Ils demandent aussi que les taux de la taxe spécifique sur les boissons alcooliques soient harmonisés, peu importe le lieu d'achat. En ce moment, la taxe sur l'alcool pour le vin et les spiritueux est de 1,12 $ le litre pour la consommation à domicile et de 2,47 $ le litre si la boisson est achetée dans un restaurant ou un bar.

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