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Colombie: la police accuse l'ELN de l'enlèvement d'un policier

20/02/2014 05:28 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

La police de Colombie a accusé jeudi la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN) d'avoir enlevé un de ses agents antidrogue lors d'une embusacade meurtrière dans un champ de coca, une culture interdite.

Le bilan de cette embuscade, qui avait été attribué dans un premier temps à une autre rébellion, celle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a été révisé à quatre morts et non cinq comme annoncé initialement.

"L'ELN tient (un policier) en captivité et ne veut pas donner d'information, après avoir assassiné quatre policiers", a déclaré à l'AFP le colonel Gustavo Chavarro, responsable militaire dans le département d'Antioquia (nord), où s'est produite l'attaque.

Les faits remontent à lundi, lorsqu'une patrouille des services antidrogue a été la cible de tirs et d'explosifs alors qu'elle se livraient à l'arrachage manuel de coca, plante servant à fabriquer la cocaïne.

La Colombie est le principal producteur mondial de cocaïne, presque à égalité avec le Pérou. En 2012, elle a produit quelque 309 tonnes, selon le dernier rapport de l'ONU.

Les services du "Défenseur du peuple", médiateur indépendant, ont appelé jeudi l'ELN à clarifier sa responsabilité dans cette attaque.

Fondées dans les années 1960, l'ELN et les Farc, les plus anciens mouvements rebelles d'Amérique latine, comptent encore respectivement 2.500 et entre 7.000 et 8.000 combattants dans leurs rangs, selon les autorités de Bogota.

Les Farc ont ouvert avec le gouvernement depuis novembre 2012 des négociations de paix dont l'un des chapitres aborde justement la question des cultures illicites, tandis que l'ELN s'est déclarée, au cours des derniers mois, prête à ouvrir des pourparlers.

Le conflit interne en Colombie, qui a mêlé des guérillas et divers groupes illégaux, a fait plusieurs centaines de milliers de morts et environ 4,5 millions de déplacés.

an/pz/plh

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