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Algérie: Bouteflika plaide pour la crédibilité de la présidentielle

20/02/2014 03:41 EST | Actualisé 22/04/2014 05:12 EDT

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a ordonné jeudi au gouvernement de garantir la "crédibilité" de l'élection présidentielle du 17 avril, cherchant à rassurer l'opposition après une polémique sur un possible soutien de l'armée s'il briguait un 4e mandat.

M. Bouteflika a "instruit le gouvernement de veiller à prendre toutes les dispositions que commande une organisation parfaite de cette chance électorale (...) dans le souci d'en garantir le bon déroulement, dans le respect de la loi et des principes de neutralité, de régularité, de transparence et de crédibilité", selon l'agence de presse APS.

M. Bouteflika a également demandé aux médias publics de faire preuve "de rigueur professionnelle et de professionnalisme pour garantir un traitement équitable pour tous les candidats tant lors de la campagne électorale que durant la période qui la précède".

Depuis l'instauration du multipartisme en Algérie en 1989, l'opposition dénonce systématiquement des fraudes en faveur du candidat du parti au pouvoir.

M. Bouteflika a accédé à la présidence en 1999 grâce au soutien des militaires lors d'une élection marquée par le retrait de ses adversaires, qui avaient invoqué une fraude annoncée.

Agé de 76 ans, M. Bouteflika, qui a dû être hospitalisé près de trois mois en France l'année dernière après un AVC, n'a toujours pas annoncé s'il se représentait, mais le patron du Front de libération nationale (FLN, majoritaire à l'Assemblée), Amar Saïdani, répète que le président est le candidat de son parti.

Mardi, M. Bouteflika est monté au créneau pour dénoncer des tentatives de "déstabilisation" visant la présidence et l'armée qui font croire, selon lui, que l'institution militaire est en proie à des divisions. Cette déclaration est intervenue alors que l'armée, qui joue un rôle majeur en Algérie, se déchirait par médias interposés sur un soutien à un quatrième mandat de M. Bouteflika.

Plus de 80 personnes, parmi lesquelles de vieux routiers de la vie politique dont un ex-Premier ministre de M. Bouteflika, Ali Benflis, ont annoncé leur intention de se porter candidat au scrutin.

Les candidatures peuvent être déposées jusqu'au 4 mars, puis le conseil constitutionnel aura dix jours pour annoncer la liste des candidats retenus.

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