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Syrie: le limogeage du chef d'Etat-major de l'ASL sème le trouble parmi les rebelles

19/02/2014 10:57 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Le limogeage du chef des rebelles syriens Sélim Idriss a provoqué les critiques de plusieurs groupes armés de l'opposition, semant le trouble dans les rangs rebelles.

Le Conseil militaire supérieur (CMS) a remplacé dimanche le chef d'Etat-major de l'Armée syrienne libre (ASL) Sélim Idriss par le brigadier général Abdel al-Ilah al-Bachir, invoquant des "difficultés que rencontrent la révolution syrienne" dans son combat contre le régime.

"Le limogeage d'Idriss est une décision illégale", a indiqué un communiqué publié par les cinq plus importants commandants de l'état-major de l'ASL, dirigé par Idriss depuis décembre 2012.

Les commandants affirment dans leur communiqué vouloir continuer à combattre le président Bachar al-Assad "sous la direction du général Sélim Idriss" qui a été "élu démocratiquement".

Le général Idriss a été élu par les conseils militaires sur le terrain.

Parlant à l'AFP sous couvert d'anonymat, un rebelle a indiqué que le limogeage d'Idriss avait été décidé "lors d'une réunion secrète" du CMS, que plusieurs importants rebelles avaient quitté ces derniers mois.

"Indépendamment des défauts d'Idriss, il s'agit d'un coup d'Etat", a dit ce rebelle, demandant pour quelles raisons "les conseils militaires n'ont pas été convoqués pour voter".

Une source au sein de l'opposition syrienne avait indiqué dimanche à l'AFP que le principal reproche fait au général Idriss est "la mauvaise distribution des armes" aux rebelles sur le terrain, en plus "des erreurs et d'une négligence dans les combats" et de son "éloignement des soucis des insurgés".

L'ASL était la première coalition rebelle formée lors de la militarisation de la révolte en Syrie pour tenter de renverser le régime de Bachar al-Assad.

Une source au sein de l'ASL parlant également sous condition d'anonymat a blâmé le peu de soutien fourni à Idriss par les pays soutenant la révolte, donnant directement leurs aides militaires aux groupes combattant sur le terrain plutôt qu'à Idriss".

"Le général Sélim Idriss a fait son possible pour renforcer l'ASL. L'an dernier le CMS avait reçu des aides d'un montant de trois millions de dollars seulement", fournies par des parties soutenant la rébellion contre le président Assad, a poursuivi cette source.

"Des aides fournies par un pays occidental, ont été interrompues", a ajouté la source sans nommer ce pays.

En décembre 2013, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient suspendu toutes leurs aides non-létales à l'ASL, après que des combattants islamistes eurent saisi son stock d'armes à la frontière syro-turque.

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