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Ligue des champions - L'Atletico punit l'AC Milan

19/02/2014 04:49 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Une tête de Diego Costa en fin de match a sanctionné le manque de réalisme de l'AC Milan et lancé l'Atletico Madrid (1-0) vers les quarts de finale de la Ligue des champions, mercredi.

Le Milan de Clarence Seedorf peut se mordre les doigts. Deux montants en première période l'ont empêché d'ouvrir le score, et quand les "Rossoneri" ont commencé à payer physiquement les efforts fournis, le Brésilien naturalisé espagnol a marqué le but vainqueur d'une tête à deux pas de la ligne, sur les développements d'un corner.

Déjà éliminé de la Coupe d'Italie et 10e en Serie A, le Milan risque de perdre son dernier objectif de la saison, celui qui tient le plus à coeur au septuple vainqueur de l'épreuve.

Pourtant, la C1 inscrite dans l'ADN, le Milan a sorti sa meilleure mi-temps de la saison contre les "Colchoneros", à l'image du Marocain Adel Taarabt, complètement débridé pour son tout premier match de Ligue des champions.

Après une entrée timide, le Milan a dominé la première période et touché deux fois du bois. D'abord une belle combinaison entre Taarabt et Mattia De Sciglio a libéré Kaka dans la surface mais la frappe du capitaine s'est écrasée sur la barre (15).

Puis une superbe tête décroisée d'Andrea Poli, sur un centre précis de Taarabt, a ricoché au pied du poteau après une déviation du bout des doigts de Thibault Courtois (19).

Kaka, servi par une talonnade de Balotelli, a failli toucher un troisième montant quand sa frappe a atterri sur le toit du gardien belge (31).

- Balotelli râle -

L'intensité milanaise a diminué en seconde période, animée par une frappe contrée de Taarabt (71) qui venait de faire rugir San Siro par une série de dribbles.

Mario Balotelli, incisif, a beaucoup provoqué la défense des "Matelassiers", mais aussi beaucoup râlé après ses coéquipiers, Kaka ou Emanuelson par exemple, quand il n'était pas servi comme il le voulait.

En vue du retour, le onze de Clarence Seedorf a aussi laissé voir quelques faiblesses qu'un meilleur Atletico pourrait exploiter au retour: les lacunes d'Andrea Poli, le manque de souffle de Michael Essien, qui ne jouait que son deuxième match sous le maillot "rossonero", ou les oublis défensifs d'Urby Emanuelson.

Le plus vexant, et le plus inquiétant pour l'avenir du géant milanais, reste que l'Atletico a joué loin du niveau de l'équipe qui tient tête au Real Madrid et au Barça en Liga.

Ses deux attaquants, Raul Garcia et le très redouté Diego Costa, n'ont quasiment jamais été dangereux avant le dernier quart d'heure. Les hommes de Diego Simeone ont semblé encore touchés par le coup de fatigue de début février (trois défaites consécutives).

Avant le but, l'Atletico n'avait guère montré que des frappes sans péril et un joli retourné de Diego Costa (51), mais pas du tout cadré.

Mais le néo-international espagnol, déjà buteur le week-end contre Valladolid, après un passage à vide, a résolu le match en un seul coup. Comme font les grands joueurs.

eba/fbx

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