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Justin Trudeau croit que le PLC est le seul parti qui peut représenter le Québec

19/02/2014 04:57 EST | Actualisé 20/04/2014 05:12 EDT

Le Québec a trop longtemps été absent au sein du gouvernement fédéral et seul le Parti libéral du Canada (PLC) est en mesure de corriger cette situation, selon son chef Justin Trudeau.

En marge d'un caucus de sa formation politique, mercredi, à Québec, M. Trudeau a attribué la faible représentativité de la province au sein du gouvernement aux nombreux sièges détenus par certains partis d'opposition.

« D'abord en raison du Bloc québécois pendant de nombreuses années, et maintenant c'est avec le Nouveau Parti démocratique 57 députés au Québec) », a-t-il souligné.

À un peu plus d'un an du prochain scrutin fédéral, M. Trudeau espère que le congrès national du PLC, qui s'amorce jeudi à Montréal, permettra de convaincre les électeurs québécois de se tourner vers son parti, qui ne détient que 8 des 75 sièges de la province.

« Le parti a un énorme défi devant lui, et pas seulement au Québec, a-t-il dit. Nous allons devoir montrer que nous pouvons passer d'une trentaine de députés (au Parlement) pour former un gouvernement en une soirée électorale. »

Le chef des libéraux fédéraux y est allé de cette déclaration alors qu'un nouveau sondage suggère que l'avance détenue par le parti dans la province est en train de s'effriter au profit des néo-démocrates.

Il n'a cependant pas commenté davantage le plus récent coup de sonde. « Ce qui m'importe, c'est le travail sur le terrain », a tranché M. Trudeau.

Le chef du PLC a récemment mis en ligne une vidéo de plusieurs minutes dans laquelle il explique vouloir orienter les politiques de son parti autour de la classe moyenne ainsi que la croissance économique.

S'il énumère les objectifs à atteindre advenant que les libéraux soient portés au pouvoir, M. Trudeau n'indique pas de manière précise les moyens à mettre de l'avant afin de les atteindre.

Questionné sur le sujet, le chef des libéraux fédéraux a laissé entendre que les électeurs pourraient avoir à patienter pendant encore plusieurs mois avant d'être en mesure d'en connaître davantage sur la plateforme électorale de son parti.

« La plateforme, comme pour tous les partis, ne sera publiée qu'au moment de la prochaine campagne, a-t-il expliqué. Je continue de proposer des solutions ainsi que des idées et c'est de ces propositions dont nous allons discuter (en fin de semaine). »

Par ailleurs, M. Trudeau, qui a expulsé le mois dernier les 32 sénateurs libéraux de son caucus, a indiqué que ces derniers étaient autorisés à se présenter au congrès national du parti dans la métropole. « Tout membre du PLC qui choisit d'être délégué sera le bienvenu », s'est-il cependant limité à dire.

M. Trudeau a reconnu que sa décision, prise dans la foulée des scandales des dépenses impliquant les conservateurs Mike Duffy et Pamela Wallin ainsi que le libéral Marc Harb, fera l'objet de discussions.

« Le conseil national du parti est en train d'y réfléchir, a dit le chef libéral, refusant de s'avancer davantage sur ce terrain glissant. Si je suis le prochain premier ministre, grâce à mes choix pour le Sénat, ces questions vont se régler elles-mêmes. »

Le chef du PLC désire notamment mettre en place, avec la collaboration d'experts, un processus de nomination non partisan des sénateurs, ouvert et transparent.

Ce dernier a également invité le premier ministre Stephen Harper à expulser de son caucus les 57 sénateurs conservateurs, ce qu'il a refusé de faire.

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