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Italie : Berlusconi dans l'opposition à Renzi, mais votera les lois au cas par cas

19/02/2014 08:43 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Silvio Berlusconi a confirmé mercredi à Rome qu'il serait dans l'opposition au futur gouvernement de Matteo Renzi, mais que son parti de centre droit, Forza Italia (FI), voterait les lois "si elles sont favorables aux citoyens italiens".

"Nous sommes l'opposition : si les projets de loi sont favorables aux intérêts des citoyens italiens, nous les voterons, dans le cas contraire, nous ne les voterons pas", a-t-il affirmé au cours d'une brève conférence de presse, après une heure et demie d'entretien avec Matteo Renzi, Premier ministre désigné.

"Nous avons assuré le nouveau président du Conseil de notre disponibilité pour travailler ensemble", a-t-il souligné.

Il a notamment évoqué la révision de la loi électorale, sur laquelle il avait passé un accord avec l'ancien maire de Florence peu après l'élection de ce dernier à la tête du Parti démocrate (PD, première force de centre gauche).

"Je crois qu'il est fondamental de réformer le Parlement, pour qu'il n'y ait plus qu'une seule chambre qui approuve les lois", a souligné le Cavaliere, qui a aussi prôné le "suffrage direct" pour l'élection du président de la République, actuellement élu par les parlementaires.

Le Cavaliere s'est par ailleurs réjoui du "rajeunissement de la classe politique", soulignant que M. Renzi, 39 ans, avait "la moitié de (son) âge" et estimant que cela augurait de "bonnes choses pour l'avenir du pays".

Le chef du gouvernement désigné poursuivait mercredi ses consultations avec les dirigeants politiques italiens, en vue de former son équipe gouvernementale et de préparer son programme.

Après avoir vu M. Berlusconi et une délégation de son parti, M. Renzi a reçu en début d'après-midi l'ex-humoriste Beppe Grillo, dirigeant du Mouvement Cinq étoiles (M5S), avec qui un dialogue de sourds s'est instauré, visible par tous en direct streaming.

Au bout de quelques minutes, voyant qu'il ne pouvait pas lui parler, Beppe Grillo lui lançant des "tu es jeune, tu n'y connais rien", "ton programme c'est un copié-collé du notre", Matteo Renzi s'est levé et lui a dit : "sors de ce blog, on est ici pour résoudre de vrais problèmes".

Quelques minutes après, dans un tweet, le Toscan écrivait : "vraiment désolé pour ceux qui ont voté M5S, vous méritez mieux les amis. Mais je vous promets que vous changerons l'Italie, pour vous aussi".

Un "sommet" était ensuite prévu avec tous les partis susceptibles de soutenir la majorité gouvernementale, en particulier le Nouveau Centre droit (NCD) de l'ex-vice Premier ministre Angelino Alfano qui a posé un certain nombre de conditions à son appui.

Selon un sondage de l'institut Piepoli, 49% des Italiens ont "peu ou pas du tout" confiance en un gouvernement Renzi, tandis que 46% ont "très ou assez" confiance.

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