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Brésil/Mondial 2014: Rousseff dit que l'armée pourra intervenir pour assurer la sécurité

19/02/2014 04:33 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Les forces armées pourront intervenir pour assurer la sécurité au Brésil pendant le Mondial de football, a déclaré mercredi la présidente Dilma Rousseff alors que les manifestations violentes sont devenues une constante dans le pays.

Dans une interview à la radio, la chef de l'Etat a assuré qu'en ce qui concerne la sécurité de la Coupe du Monde (12 juin-13 juillet), des mesures ont été prises pour la renforcer dans les 12 villes hôtes.

"La police fédérale, la force (d'élite) nationale de sécurité publique, la police routière, tous les organismes sont prêts et instruits pour agir selon leurs compétences. Si besoin est nous mobiliserons aussi les forces armées", a dit la présidente.

"En ce qui concerne le Mondial, nous allons être bien préparés pour assurer aussi bien la sécurité des supporteurs que celle des touristes, des équipes et des chefs d'État qui nous rendront visite", a-t-elle ajouté.

Le vice-amiral de la Marine à Brasilia, José Carlos Mathias, a expliqué que c'est la défense qui est du ressort de la Marine et non la sécurité publique mais qu'en cas de besoin "nous sommes prêts à agir dans le domaine de la sécurité".

Mme Rousseff a par ailleurs condamné les actes de vandalisme qui ponctuent souvent les manifestations au Brésil.

"Je condamne totalement l'utilisation de la violence dans les manifestations, je trouve ces actes de vandalisme inadmissibles dans un pays démocratique".

"Ceux qui tuent, qui blessent ou détruisent le patrimoine public sont des criminels et doivent être traités comme tels", a souligné la présidente.

Le 6 février dernier, un caméraman de la chaîne de TV Bandeirantes, Santiago Andrade, a été mortellement atteint à la tête par une fusée de feu d'artifice lancée par un manifestant lors d'un défilé contre la hausse du ticket de bus à Rio de Janeiro.

Après ces incidents, le gouvernement brésilien a indiqué qu'il préparait un projet de loi pour punir les actes de vandalisme commis pendant les manifestations.

Parallèlement, le Parlement débat d'un projet de loi anti-terroriste qui durcit les sanctions pour les actes de vandalisme et dommages au patrimoine public.

En juin dernier, une fronde sociale avait secoué le pays en pleine Coupe Fifa des Confédérations : les manifestants, une majorité de jeunes, demandaient l'amélioration des services publics et critiquaient les sommes colossales engagées dans la construction des stades.

Selon un sondage diffusé ce mardi, 85,4% des Brésiliens pensent que de nouvelles manifestations auront lieu pendant la Coupe du monde.

Toutefois, 82,9% affirment qu'ils n'y participeront pas.

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