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Barack Obama au Mexique pour un sommet nord-amércain

19/02/2014 02:34 EST | Actualisé 21/04/2014 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama est arrivé jeudi au Mexique pour un sommet nord-américain avec ses homologues mexicain et canadien, 20 ans après la signature d'un accord de libre-échange entre les trois pays.

Barack Obama est arrivé vers 12h15 locales (18h15 GMT) à l'aéroport de Toluca, à 70 kilomètres à l'ouest de Mexico.

Il a ensuite été accueilli par le président mexicain Enrique Peña Nieto au Palais gouvernemental de Toluca, où se tiendront les réunions avec le Premier ministre canadien Stephen Harper.

Les discussions entre les trois pays se concluront en fin de journée par une conférence de presse commune.

Plus de 5.000 policiers et militaires ont été mobilisés à Toluca dont les grandes artères sont protégées par des barrières métalliques.

Quelque 800 militants du Parti de la révolution démocratique (PRD), le principal parti de gauche du Mexique ont protesté contre la récente réforme énergétique qui prévoit l'ouverture du capital de la compagnie pétrolière d'Etat Pemex aux capitaux privés.

"Halte à la vente du Mexique!" ou "Trahison de la patrie" sont quelques un des slogans inscrits sur les pancartes des manifestants.

Tandis que les questions de la violence liée aux narcotrafiquants avaient dominé l'agenda des précédents sommet, Peña Nieto devrait tenter de concentrer l'attention de ses partenaires sur les questions économiques, alors que des frictions sont apparues récemment au sein de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena).

Le Mexique n'a pas digéré le refus du Canada de mettre fin à l'obligation faite aux Mexicains depuis 2009 d'obtenir un visa pour se rendre au Canada. Lors d'une réunion privée tenue mardi à Mexico, le président mexicain a renouvelé cette demande à M. Harper, de manière à ce que cette mesure soit rapportée "dans un proche avenir".

Le gouvernement canadien de son côté presse les États-Unis de prendre enfin une décision concernant le pipeline Keystone XL, un projet controversé qui permettrait de faire parvenir le pétrole américain du Canada vers le Texas, un dossier qui rencontre l'opposition de défenseurs de l'environnement.

Le président mexicain devrait aussi exprimer la frustration du Mexique devant l'échec du projet de vaste réforme migratoire aux États-Unis.

Le président américain avait fait de ce projet une question centrale de son mandat, mais il a vu ses espoirs déçus par les Républicains. Il souhaitait faire passer une loi concernant quelque 11 millions d'immigrants illégaux, dont un grande partie d'origine mexicaine.

Le gouvernement mexicain a aussi exprimé son mécontentement après les révélations d'Edward Snowden, sur l'espionnage pratiquée par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine sur les écoutes des communications des présidents mexicains.

Les conversations entre les trois pays devraient toutefois se concentrer sur la manière d'améliorer les performances d'un bloc commercial qui représente près d'un tiers du PIB mondial.

Un tiers des exportations des États-Unis vont au Canada et au Mexique. Elles représentent quelque 14 millions d'emplois au États-Unis, selon les responsables américains.

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