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Hollande demande à Ban "d'accélérer" l'envoi de Casques bleus en Centrafrique

13/02/2014 01:33 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande a demandé jeudi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, lors d'un entretien téléphonique, "d'accélérer" l'envoi de Casques bleus en Centrafrique, a annoncé la présidence française dans un communiqué.

"Le Conseil de Sécurité a fixé un mandat clair, qui doit être mis en oeuvre rapidement et fortement. Il s'agit notamment d'accélérer la préparation d'une opération de maintien de la paix, en partenariat étroit avec l'Union africaine", indique le communiqué.

Le texte ne fait pas mention d'un éventuel renfort de la force française alors que M. Ban avait demandé mardi à la France "d'envisager de déployer des troupes supplémentaires en Centrafrique" dans le cadre de son opération militaire pour tenter de stabiliser le pays en proie à des violences interconfessionnelles.

"Il s'agit aussi de restaurer l'autorité de l'Etat, sous la présidence de Mme Samba Panza et d'aider le gouvernement centrafricain à préparer les élections", poursuit la présidence française. "La commission d'enquête internationale doit entamer ses travaux sans délai, pour rendre compte des exactions et lutter contre l'impunité", a-t-elle ajouté.

Le chef de l'Etat français "a salué la volonté de M. Ban Ki-moon de s'impliquer personnellement pour mobiliser la communauté internationale en faveur de la RCA".

Le contingent français (1.600 hommes) et la force de l'Union africaine en Centrafrique (la Misca, 6.000 hommes) agissent sous mandat de l'ONU, qui autorise l'emploi de la force en cas de menace directe sur la population civile.

Interrogé sur la demande du secrétaire général de l'ONU, le ministère français des Affaires étrangères a renvoyé mercredi la question de troupes supplémentaires à la future mission européenne, qui prévoit des renforts de 500 hommes en mars, dont une bonne partie de Français, et un éventuel déploiement de Casques bleus de l'ONU.

Les crimes attribués à des milices anti-balaka, groupes formés à l'origine de paysans chrétiens de l'ouest de la Centrafrique pour se défendre contre les exactions des combattants majoritairement musulmans de la rébellion Séléka, ont redoublé depuis la fin de l'année, provoquant un exode des populations musulmanes de régions entières.

Amnesty International a dénoncé un "nettoyage ethnique". L'expression a été récusée par la présidente centrafricaine, qui a évoqué "un problème d'insécurité".

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