POLITIQUE

Commission Charbonneau: Laurent Lessard nie avoir été mis au courant de pots-de-vin

13/02/2014 12:43 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT
PC

« Étonné, surpris, choqué », ce sont les termes qu'a employés le libéral Laurent Lessard jeudi, à la suite de propos tenus à son sujet dans le cadre de la commission Charbonneau, la veille.

Le député de Lotbinière-Frontenac réagissait aux dires de Serge Larouche, PDG de l'entreprise Ganotec de Trois-Rivières. Devant la commission, mercredi, Serge Larouche a raconté une affaire de pots-de-vin  qui auraient été versés, par Ganotec, au syndicaliste Gérard Cyr, entre 2000 et 2006 . M. Cyr était alors président du Conseil provincial des métiers de la construction (CPQMC-International) et patron du local 144.

Serge Larouche a expliqué à la commission qu'il a régulièrement prévenu les autorités de la façon de fonctionner de M. Cyr, mais sans trop de résultats. « C'était difficile de trouver de l'aide », a-t-il laissé tomber.

« Je me souviens une fois que j'ai parlé à un ministre du Travail [...] en 2005, et je n'étais pas le seul entrepreneur présent. C'était à Trois-Rivières dans un hôtel un samedi matin. Et la réponse du ministre, c'était - on parlait de Gérard du 144 - c'était " on ne peut pas toucher à ça ", a relaté le PDG de Ganotec. Il s'agissait du ministre Laurent Lessard.

Jeudi, l'ex-ministre Lessard a nié avoir été mis au courant de ces présumées malversations. Pressé de questions par les journalistes, Laurent Lessard a affirmé que cette rencontre avec M. Larouche n'avait jamais eu lieu.

Laurent Lessard met au défi Serge Larouche de Ganotec de préciser à quel moment il lui aurait confié de telles choses et en présence de qui. Il se dit offusqué d'avoir à répondre de cette affaire. « C'est moi qui, à l'autre bout de la 20, suis obligé de faire une déclaration sur 2005-2006, alors qu'on était dans l'intimidation sur les chantiers de construction. Honnêtement, ça m'écoeure. »

M. Lessard affirme qu'à l'époque, il était au fait de « chicanes locales, de problèmes de retard de chantier, de dépenses [du fait que les entrepreneurs] soient obligés de soumissionner plus haut ». Mais, les allégations faites par M. Larouche ne représentent pas la vérité, dit-il.

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