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Chrysler accentue les pressions sur Ottawa

13/02/2014 11:38 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

« Les frontières sont poreuses », avertit le PDG de Chrysler, Sergio Marchionne, qui demande des dizaines de millions de dollars en aide gouvernementale pour la modernisation de ses usines à Windsor et à Brampton.

Il a profité du lancement médiatique du Salon de l'auto de Toronto, jeudi, pour mettre de la pression sur les gouvernements fédéral et ontarien.

M. Marchionne n'a pas voulu confirmer les rumeurs selon lesquelles Chrysler sollicitait 700 M$ des deux gouvernements dans le cadre d'un investissement total de 3,6 G$.

Il s'est contenté de dire que si le projet se concrétise, il s'agira du « plus gros investissement d'un constructeur au Canada ».

Le Canado-Italien a, toutefois, affirmé que les parties étaient pour l'instant « loin d'une entente », ajoutant que le Canada avait un problème « structurel ».

M. Marchionne a nié faire des « menaces » à l'endroit du Canada. Il a ajouté que « l'argent des contribuables serait remboursé », mais sans garantir un seuil d'emplois en Ontario.

Le PDG n'a pas fermé la porte par ailleurs au transfert de la production des minifourgonnettes, assemblées actuellement à Windsor, faute d'une entente avec Ottawa.

L'usine de Chrysler à Brampton fabrique, elle, les modèles Charger et 300 notamment.

Le PDG du constructeur n'a pas voulu révéler quel était son échéancier. 

Avares de commentaires

Le budget fédéral de mardi contenait un demi-milliard sur deux ans pour l'industrie de l'auto, mais aucun détail sur la requête de Chrysler.

Pour sa part, l'attaché de presse du ministre ontarien du Développement économique Eric Hoskins a répondu, jeudi, que des « négociations sont en cours » avec le constructeur et Ottawa, sans vouloir discuter des sommes en jeu.

Gabe De Roche a ajouté que « l'Ontario est toujours ouvert à des partenariats avec le secteur de l'auto pour un nouvel investissement, de nouveaux emplois et de nouveaux modèles ».

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