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Peine confirmée de 3 ans de camp contre un écologiste critique des JO de Sotchi

12/02/2014 06:03 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

La justice russe a confirmé mercredi en appel la condamnation à trois ans de camp d'un militant écologiste qui dénonçait l'impact sur l'environnement des travaux de préparation des jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, qui battent actuellement leur plein.

Le tribunal régional de Krasnodar (sud) a rejeté l'appel d'Evgueni Vitichko, géologue et membre d'une association régionale de défense de l'environnement du Caucase du Nord (EWNC), a constaté une correspondante de l'AFP.

M. Vitichko avait été condamné en 2012, avec un autre militant, Suren Gazarian, à une peine de trois ans avec sursis pour avoir créé une ouverture dans une clôture dressée dans une zone protégée.

L'ONG avait fait valoir que cette clôture avait été érigée illégalement dans la forêt autour d'une résidence appartenant au gouverneur de la région de Krasnodar, Alexandre Tkachev.

Les militants de l'ONG avaient aussi inscrit lors de cette action sur la clôture, à la bombe de peinture, "C'est notre forêt" ou encore "Sania est un voleur", utilisant le diminutif du prénom du gouverneur.

M. Gazarian a fui la Russie et réside désormais en Estonie.

La peine de M. Vitichko avait été commuée en prison ferme fin 2013, la justice ayant estimé qu'il n'avait pas respecté ses obligations en se rendant notamment en retard à des convocations.

Le militant a travaillé sur un rapport dénonçant l'impact sur l'environnement des gigantesques travaux de préparation des JO, un projet cher au président Vladimir Poutine, qui devait être publié mercredi.

A quelques jours de l'ouverture des jeux, M. Vitichko avait aussi été condamné à 15 jours de détention pour "hooliganisme", accusé d'avoir proféré des insultes dans les transports en commun.

"La décision de mettre Vitichko en prison est le résultat de pressions des autorités. Le but est de l'isoler de la communauté locale et internationale en raison de son activisme", a déclaré lors de l'audience son avocat Alexandre Popkov.

Au moins six militants d'EWNC ont été mis en détention, jusqu'à 15 jours pour certains, depuis novembre.

Mardi, Amnesty International a appelé le président du Comité international olympique, Thomas Bach, à dénoncer le "harcèlement des écologistes".

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