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Mandat de grève au Massif : la conciliatrice convoque les deux parties vendredi

12/02/2014 02:31 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Les représentants du Groupe Le Massif et les syndiqués de la montagne ont une nouvelle chance de trouver un terrain d'entente avant le déclenchement de moyens de pression. La conciliatrice a convoqué les deux parties pour une séance de négociations ce vendredi.

La nouvelle rencontre de conciliation a été annoncée mercredi, au lendemain du rejet de l'offre de la partie patronale par les employés de la station de ski, qui ont par la suite voté en faveur de cinq jours de grève à appliquer au moment jugé opportun. 

Peu de temps après le vote, la direction du Groupe Le Massif a fait savoir qu'elle croyait toujours qu'une entente était possible avec les quelque 230 employés. « L'employeur souhaite toujours trouver une entente qui saura satisfaire les deux parties en fonction de la réalité actuelle de la Montagne », peut-on lire.

Jeudi, la direction a fait savoir, toujours par communiqué, qu'elle accueillait « avec déception » le résultat du vote et qu'elle demandait la reprise des négociations.

La direction précise également que tous les services sont maintenus  pour l'instant, le syndicat n'ayant pas indiqué quand il entend appliquer les moyens de pression. La relâche scolaire a souvent été évoquée.

Le rejet de l'offre patronale mardi soir et le vote de moyens de pression s'ajoutent à l'annonce de réduction de services à la station de ski. Cet hiver, le Massif a fermé le chalet de base et le télésiège du Cap Maillard, entre autres.

Malgré certaines difficultés, les acteurs du milieu économique et touristique ne sont pas prêts à dire que l'immense projet de près de 300 millions de dollars du Groupe Le Massif, qui inclut le train et l'hôtel La Ferme de Baie-Saint-Paul, bat de l'aile.

« On ne perd pas espoir que le projet continue et aille très bien. Là, on a une période plus creuse, mais ils ont des dés à lancer, des cartes à jouer. Ces organisations sont sérieuses et ont investi des millions dans Charlevoix. Il faut être délicat, on n'a pas à s'immiscer dans l'organisation », souligne le président de Tourisme Charlevoix, Éric Desgagnés.

Mais puisque l'économie de Charlevoix repose à environ 40 % sur le tourisme, tous espèrent que le conflit de travail n'aura pas lieu. 

« J'ai confiance qu'il puisse y avoir une entente avec l'employeur et ses employés et c'est le souhait qu'on formule pour la région », indique la préfète de la MRC de Charlevoix, Claudette Simard.

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