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Liban: arrestation d'un responsable jihadiste, deux bombes désamorcées

12/02/2014 07:33 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

L'armée libanaise a annoncé avoir arrêté mercredi un chef d'un groupe jihadiste lié à Al-Qaïda qui avait revendiqué en novembre un double attentat suicide contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, et désamorcé deux charges explosives placées dans des véhicules.

"Après un suivi précis et une surveillance, la direction des renseignements (militaire) à Beyrouth a arrêté le terroriste Naïm Abbas, un commandant des Brigades Abdallah Azzam", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Selon ce texte, l'armée surveillait M. Abbas, un Palestinien, "après avoir reçu des informations sur son rôle dans la préparation (...) de voitures piégées".

Elle indique par ailleurs avoir désamorcé des explosifs placés dans deux voitures piégées à Beyrouth et dans l'est du pays.

Le premier véhicule, garé dans l'ouest de la capitale, contenait quelque 100 kg d'explosifs, une ceinture explosive ainsi que des obus de mortier.

Une autre voiture piégée venant à Beyrouth "en provenance de Yabroud" a aussi été interceptée dans l'est du pays et les trois femmes qui se trouvaient à bord ont été arrêtées, selon l'armée.

Yabroud est une ville syrienne située non loin de la frontière libanaise qui se trouve sous le contrôle des rebelles.

"Naïm Abbas a admis l'existence de cette voiture (découverte à Beyrouth), qui devait se rendre dans la banlieue sud de Beyrouth", fief du puissant mouvement chiite Hezbollah, a indiqué l'agence l'ANI.

Les Brigades Abdallah Azzam, qui ont prêté allégeance à Al-Qaïda, sont considérées comme une organisation terroriste par les Etats-Unis depuis 2009. Ce groupe avait revendiqué le double attentat suicide ayant visé l'ambassade iranienne le 19 novembre, faisant 25 morts.

Les autorités libanaises avaient fait état de l'arrestation le 1er janvier du chef du groupe, le Saoudien Maged al-Maged, puis trois jours plus tard de son décès en détention, attribué à une insuffisance rénale.

Au cours des derniers mois, une série d'attentats meurtriers ont secoué le Liban, visant tout particulièrement le Hezbollah dont les hommes combattent en Syrie aux côtés de l'armée du régime. La plupart de ces attaques ont été revendiquées par des groupes liés à Al-Qaïda dont les Brigades Abdallah Azzam.

Le Liban est profondément divisé sur la question de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad. Les chiites défendent en majorité le régime syrien alors que les sunnites soutiennent les rebelles.

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