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La Charte olympique, qu'est-ce que c'est?

12/02/2014 11:28 EST | Actualisé 14/02/2014 03:39 EST
ASSOCIATED PRESS
A man is silhouetted against the Olympic Rings as he walks to the venue for the women's normal hill ski jumping final at the 2014 Winter Olympics, Tuesday, Feb. 11, 2014, in Krasnaya Polyana, Russia. (AP Photo/Charlie Riedel)

Les Jeux olympiques de Sotchi ont déjà fait couler beaucoup d'encre, tant par l'état des infrastructures (hôtels encore en construction, pistes de ski trop dangereuses, voire impraticables...) que par les polémiques extra-sportives qu'ils soulèvent. Au scandale de la loi anti-propagande homosexuelle a succédé la réprimande adressée par le Comité international olympique (CIO) à des athlètes norvégiennes ayant porté un brassard noir en hommage à un ami décédé.

Car même s'il s'agit de sport, les Jeux olympiques et ce qui les entoure sont régis par des règles strictes. Publiée pour la première fois en 1908, la Charte olympique reprend les règles éditées par le baron Pierre de Coubertin, père des Jeux olympiques modernes et auteur de la célèbre maxime: «L'important, c'est de participer.»

«La Charte olympique est la codification des Principes fondamentaux de l’Olympisme, des règles et des textes d’application adoptés par le Comité International Olympique (CIO). Elle régit l’organisation, les actions et le fonctionnement du Mouvement olympique et fixe les conditions de la célébration des Jeux Olympiques», peut-on lire en introduction du texte, dont la dernière version est disponible en intégralité sur le site Olympic.org.

Apolitique et irréligieux

Composée de six chapitres, la charte rappelle les principes de base du CIO, des jeux et de l'olympisme en général, en tant que philosophie de vie («chaque individu doit avoir la possibilité de faire du sport sans discrimination d’aucune sorte et dans l’esprit olympique, qui exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play»).

Elle définit, entre autres, les conditions de participation aux épreuves, le déroulement des cérémonies, les règles et codes de déontologie du mouvement olympique ainsi que le fonctionnement du CIO et autres organisations nationales. Celles-ci se doivent en principe de respecter la neutralité religieuse, politique ou sexuelle de leurs membres. Un point qui, avec les jeux de Berlin de 1936 ou la récente loi anti «propagande homosexuelle», a été plusieurs fois remis en cause.

C'est pourtant en vertu de l'aspect apolitique et irréligieux de la sphère olympique qu'aucun signe distinctif, autre que l'équipement sportif, n'est autorisé. D'où l'interdiction du brassard noir.

Enfin l'olympisme a une devise, elle aussi proposée par Pierre de Coubertin: « Citius, altius, fortius »... Plus vite, plus haut, plus fort. Gagerons qu'elle donnera du baume au cœur à nos athlètes.

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