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Italie/Européennes: La Ligue du Nord satisfaite de la formation d'une grande coalition

12/02/2014 08:51 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Matteo Salvini, chef du parti autonomiste italien de la Ligue du Nord, s'est réjoui mercredi à Rome de contacts "bien avancés" avec des mouvements d'extrême droite pour former une future grande coalition au Parlement européen.

"Pour la première fois de son histoire, la Ligue fera partie d'une grande coalition qui ne sera pas contre l'Europe, qui ne sera pas euro-sceptique, mais qui sera pour une autre Europe", a-t-il précisé en évoquant le nouveau Parlement de strasbourg à l'issue des élections de mai.

M. Salvini, qui en est à son deuxième mandat d'élu européen, a plaidé pour une "Europe différente fondée sur le travail et non sur les banques", et surtout pour une sortie de l'euro.

"L'euro a massacré notre économie, on doit en sortir", a-t-il insisté, en demandant également une "immigration contrôlée" et le "retour à la souveraineté nationale, voire régionale".

"Nous soutenons les Catalans et les Ecossais dans leur volonté d'autonomie et nous espérons que la Vénétie sera la prochaine sur la liste", avant éventuellement la Lombardie et le Piémont, a-t-il affirmé.

Evoquant ses contacts avec des mouvements semblables au sien en Europe, Matteo Salvini, 40 ans, a expliqué que cette future coalition serait "la plus large possible", citant des partis danois, autrichiens, néerlandais etc... Parmi eux, le Front National français de Marine Le Pen, avec qui il s'est réjoui d'avoir trois points en commun: "la sortie de l'euro, la lutte contre l'immigration et celle contre le chômage".

Interrogé sur les résultats du référendum suisse contre l'immigration de dimanche dernier, le dirigeant de la Ligue s'est dit "rempli de joie", même si cela concerne 60.000 frontaliers italiens travaillant dans le canton suisse du Tessin.

"On va s'assurer qu'aucun poste de travail ne soit perdu et essayer même d'acquérir des nouveaux droits" a-t-il affirmé, plaidant pour une "zone franche à la frontière".

"Je ne me sens ni xénophobe ni raciste, la Ligue est autonomiste et indépendantiste", a-t-il souligné, ajoutant que "les étrangers en situation régulière étaient toujours les bienvenus". "Celui qui juge encore les gens en fonction de la couleur de leur peau en 2014 n'est qu'un crétin", a-t-il assuré, alors que des dirigeants de son parti ont proféré des insultes racistes contre la seule ministre noire du gouvernement, Cécile Kyenge.

M. Salvini a été élu à la tête de la Ligue le 7 décembre par plus de 17.000 militants, battant le cofondateur du parti, Umberto Bossi, 72 ans, à la popularité en chute libre depuis des scandales ayant impliqué sa famille.

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