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Iran: l'intensification des sanctions commerciales a affaibli l'économie (FMI)

12/02/2014 10:08 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé mercredi que l'économie de l'Iran s'était affaiblie notamment après l'intensification des sanctions économiques internationales contre le programme nucléaire de Téhéran.

Parmi "une combinaison de chocs" qui ont contribué à affaiblir l'économie, le FMI met en exergue, "une détérioration marquée de l'environnement extérieur due à l'intensification des sanctions commerciales et financières".

Fin novembre à Genève, l'Iran a conclu avec le groupe 5+1 (Chine, Etat-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) un premier accord de six mois sur un gel de certaines activités nucléaires en échange d'une levée partielle des sanctions qui étranglent son économie.

Des négociations doivent reprendre le 18 février, visant un accord global garantissant à la communauté internationale la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien.

Le FMI qui, dans cet avis, reprend pour la première fois en trois ans son évaluation annuelle de l'économie iranienne, indique que "l'inflation et le chômage sont hauts, tandis que le secteur bancaire comme celui des entreprises montrent des signes de faiblesse".

"L'Iran est à la croisée des chemins. Avec le risque que l'économie continue de faire face à une faible croissance et à une forte inflation, il faut que les autorités engagent rapidement des réformes pour promouvoir la stabilité, l'investissement et la productivité", écrit le FMI.

Les prévisions du Fonds tablent sur une contraction du PIB (Produit intérieur brut) iranien de 1% à 2 % pour l'année fiscale 2013-2014.

L'inflation sur douze mois a ralenti, note le FMI, puisqu'elle est passée de 45% en juillet 2013 à moins de 30% en décembre. La hausse des prix pourrait se situer entre 20 et 25% en 2014.

"Les perspectives pour 2014-2015 se sont améliorées" avec l'accord intérimaire de Genève, souligne toutefois le FMI tout en ajoutant que "la situation demeure hautement incertaine".

Pour 2014-2015, l'institution monétaire espère une stabilisation de l'activité économique avec un retour à une croissance de 1% à 2% du PIB, tandis que l'inflation pourrait tomber à 15-20%.

vmt/rap

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