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Destruction des armes syriennes: Greenpeace voudrait plus de transparence

12/02/2014 01:00 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Greenpeace a appelé mercredi à davantage de transparence sur le processus de destruction des armes chimiques syriennes prévue sur un bateau en Méditerranée, déplorant "un manque de communication" faisant craindre un rejet de résidus en mer.

"Il y a un important manque de communication et l'ONU porte une responsabilité significative dans cette situation", a déclaré à l'AFP Nikos Charalambides, responsable de la branche grecque de l'organisation de protection de l'environnement.

Dans le cadre de la destruction programmée avant le 30 juin des armes chimiques de la Syrie, les plus dangereuses seront transférées dans le port italien de Gioia Tauro sur un navire américain, le MV Cape Ray. Trois chargements ont déjà quitté la Syrie, ne représentant pour l'instant qu'une petite partie de l'arsenal à évacuer.

Le MV Cape Ray, qui a quitté le 27 janvier son port d'attache de Norfolk, sur la côté Est des Etats-Unis, devait mettre deux à trois semaines pour arriver en Syrie.

Le Pentagone a équipé ce navire de deux unités d'hydrolyse déployables, sorte d'usine mobile, permettant la décomposition chimique d'une substance létale avec des ajouts d'eau chaude, les résidus devant être ensuite évacués.

"Actuellement, c'est la meilleure solution possible", reconnaît M. Charalambides. "Le plus tôt les armes quitteront la Syrie, le mieux ce sera pour tout le monde", selon lui.

Il déplore cependant le peu d'informations communiquées sur la composition et la quantité des agents chimiques concernés.

"L'ONU a garanti que rien ne sera déversé en mer. Mais va-t-on nous dire ce que vont devenir les résidus ?", interroge le responsable de Greenpeace.

L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques OIAC, qui supervise l'opération, a organisé en janvier une réunion pour les ONG de protection de l'environnement mais beaucoup de questions sont restées sans réponse, a-t-il ajouté.

Le transit par l'Italie a suscité l'opposition de plusieurs responsables locaux. En Crète, une manifestation a réuni la semaine dernière plusieurs centaines d'habitants inquiets.

L'OIAC a affirmé à plusieurs reprises que toutes les mesures possibles ont été prises pour un transfert en toute sécurité.

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