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Décès de Aslan, dessinateur français et roi de la pin-up

12/02/2014 12:38 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Le dessinateur français Aslan, célèbre pour ses pin-up aux courbes sensuelles notamment publiées dans le magazine de charme Lui, est décédé mardi soir d'un arrêt cardiaque au Canada où il vivait depuis une vingtaine d'années, a annoncé à l'AFP son agent François Meyniel.

"Je peins et sculpte la femme, le plus beau sujet donné aux artistes, car il est inépuisable et éternel. Pour me situer, je me définirais comme peintre et sculpteur intimiste hyper-figuratif. Je suis amoureux de la nature et de ses lois", disait l'artiste, de son vrai nom Alain Gourdon.

Né à Bordeaux en 1930, Aslan a été l'un des plus jeunes élèves de l'école régionale des Beaux Arts, qu'il a intégrée dès ses 14 ans.

Protégé du peintre Jean-Gabriel Domergue et ami du sculpteur César, Aslan entame une carrière de sculpteur à coup de multiples commandes officielles. A 22 ans, il obtient le titre de peintre et sculpteur officiel de l'armée après avoir réalisé le buste du Maréchal de Lattre de Tassigny.

Dès 1953, il commence à dessiner des créatures de rêve, déjà en vogue aux Etats-Unis, pour des publicités. Le magazine de charme Lui adopte à partir de 1969 ses pin-up à la gouache, au style reconnaissable entre tous.

Très recherchées aujourd'hui dans les salles de ventes, les pin-up d'Aslan ont langoureusement étalé leurs courbes dans les pages de Lui jusqu'en 1981, tout en décorant des salles de garde, des cabines de chauffeur-routier ou plus discrètement des tiroirs bourgeois.

Ayant su alterner glamour et sculpture représentative, voire officielle, Aslan est considéré comme un dessinateur au trait acéré et audacieux, mais délicat.

"Aslan a créé un langage pictural et ses oeuvres sont dans l'inconscient planétaire", selon le commissaire-priseur Cornette de Saint Cyr. "Quand on pense pin-up, on pense Aslan, un peintre d'une qualité extraordinaire qui peut être comparé aux plus grands maîtres".

Aslan avait également réalisé en 1968 et 1978 les bustes de Brigitte Bardot et Mireille Mathieu en Marianne. Dix ans plus tard, il avait signé deux statues de la chanteuse Dalida pour la tombe de la chanteuse et une place qui porte son nom à Montmartre.

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