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Centrafrique: "personne n'acceptera une partition" (Le Drian)

12/02/2014 08:01 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

"Personne n'acceptera une partition" de la Centrafrique, a déclaré mercredi le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian, au lendemain de la mise en garde du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sur ce "risque avéré".

"Personne n'acceptera quelque partition que ce soit. Il faut absolument l'empêcher", a déclaré à la presse M. Le Drian à Mbaiki (80 km au sud-ouest de Bangui) lors d'une visite en compagnie de la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza.

"Pour la France, il n'y a et il n'y aura qu'une seule Centrafrique, qu'une seule chef de l'Etat. Toute tentative de penser autrement rencontrera l'opposition de la France et celle de la communauté internationale", a-t-il poursuivi.

De son côté, Mme Samba Panza a fait état de sa "ferme volonté de ne pas céder un seul pouce du territoire centrafricain qui a toujours été uni et laïc".

Le secrétaire général de l'ONU a estimé mardi que l'éclatement de la République centrafricaine (RCA) était tout à fait possible étant donné l'animosité entre chrétiens et musulmans.

Après des mois de violences, "la brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto de la RCA est un risque avéré", a-t-il déclaré à un groupe de journalistes.

Amnesty international a dénoncé de son côté le "nettoyage ethnique" de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l'ouest de la Centrafrique, et que les forces internationales ne "parviennent pas à empêcher".

"Les soldats de la force internationale de maintien de la paix ne parviennent pas à empêcher le nettoyage ethnique des civils musulmans dans l'ouest de la République centrafricaine", écrit l'ONG dans un communiqué, appelant la communauté internationale à "faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés".

La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

Devenu président, il a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices d'autodéfense anti-balaka, majoritairement chrétiennes, qui ont entraîné un exode de civils musulmans, essentiellement vers le Tchad et le Cameroun voisins.

alc-mc/de

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