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Budget fédéral : les oubliés de la récession

12/02/2014 06:57 EST | Actualisé 14/04/2014 05:12 EDT

Les conservateurs à Ottawa se targuent d'avoir remplacé les dizaines de milliers d'emplois perdus durant la récession. Mais, cinq ans après la crise, les salaires sont souvent à la baisse, alors que la précarité d'emploi est à la hausse.

En Ontario, 325 000 emplois ont été éliminés dans le secteur manufacturier durant la dernière crise économique.

La région de London, par exemple, peine toujours à se sortir du marasme. Le taux de chômage y oscille de 8 % à 10 % depuis 2009. De nombreux postes bien payés ont été remplacés par des emplois temporaires ou au salaire minimum.

Selon une étude de la Banque CIBC, le nombre d'emplois de qualité au pays a diminué de 14 % en 15 ans.

Travail occasionnel et salaire minimum

La soudeuse Brandy Damm travaillait pour la compagnie Caterpillar à London. Elle est sans emploi stable depuis que le géant américain y a fermé son usine il y deux ans.

En prenant son café chaque matin, Mme Damm attend que son téléphone sonne.

Elle a 2-3 emplois à temps partiel qui lui rapportent seulement une fraction de son ancien salaire. La femme de 37 ans n'arrive pas à se mettre de l'argent de côté pour la retraite.

Kathy Kaile, une autre résidente de London, est mère de deux enfants. Après avoir perdu son poste en administration il y a un an, elle a dû se tourner vers un emploi au salaire minimum dans la vente au détail. Elle a pourtant un diplôme universitaire et neuf ans d'expérience en administration.

« C'est extrêmement difficile, dit-elle. J'ai envoyé des centaines de CV en un an, mais je n'ai obtenu que 4 ou 5 entrevues [et décroché aucun emploi de qualité] ».

* Selon un dossier de Christian Noël

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