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Yémen: Sudistes et rebelles chiites rejettent le découpage fédéral

11/02/2014 05:35 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Des Sudistes et les rebelles chiites zaïdites du nord du Yémen ont rejeté mardi le découpage du futur Etat fédéral en six provinces décidé dans le cadre du dialogue national.

Ce découpage en six provinces --deux dans le sud et quatre dans le nord--, doit être inclus dans la future Constitution qui doit être élaborée d'ici un an puis soumise à un référendum.

"Notre position est claire. Nous refusons ces décisions car elles ne répondent pas aux aspirations du peuple du sud du Yémen", a déclaré à l'AFP le dirigeant sudiste Mohamed Ali Ahmed.

M. Ahmed, chef du Congrès du peuple du sud, un des groupes autonomistes, et qui s'était retiré en novembre du dialogue national, a souligné que les Sudistes réclamaient "le droit à l'autodétermination et à un Etat souverain".

Le Sud était un Etat indépendant avant sa fusion avec le Nord en 1990. Les délégués sudistes au dialogue réclamaient que le futur Etat fédéral soit formé de deux entités, Nord et Sud, reprenant l'ancienne division du pays.

Les rebelles zaïdites, issus d'une branche du chiisme, qui contrôlent une partie du nord du pays, ont également rejeté ce découpage.

"Nous l'avons rejeté car il divise le Yémen entre régions pauvres et régions riches", a déclaré à l'AFP Mohammed al-Bakheiti, représentant au dialogue national des rebelles d'Ansarullah.

Les zones contrôlées par Ansarullah font partie, conformément à ce découpage, de la province comprenant la capitale Sanaa.

Cette province, qui sera nommée Azal, comprend les régions de Saada, berceau traditionnel du zaïdisme et fief d'Ansarullah, ainsi que celles de Omran et Dhamar. Elle ne dispose pas de richesses naturelles et n'a pas accès à la mer.

"Saada a des liens culturels, sociaux et géographiques plus forts avec Hajja (sur la côte), et Al-Jawf", région pétrolière proche de la frontière de l'Arabie saoudite, a estimé M. Bakheiti.

Ansarullah a participé au dialogue national, parrainé par l'ONU et les monarchies arabes du Golfe. Ce dialogue était l'une des clés de voûte de l'accord politique qui avit permis le départ du président Ali Abdallah Saleh après plus d'un an de contestation dans la rue.

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