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Scandale de la NSA : la confiance est restaurée, dit Hollande

11/02/2014 10:53 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le président français François Hollande estime que la confiance entre Washington et Paris, ébranlée par le scandale des écoutes électroniques, a été « restaurée ». C'est ce qu'il a déclaré à la sortie d'une réunion avec le président Barack Obama. 

La France s'était montrée critique des façons de faire de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA), après qu'Edward Snowden, un ancien consultant, eut révélé l'existence d'un vaste programme de surveillance, l'été dernier. 

« Il y a une confiance mutuelle qui a été restaurée [et] qui doit être fondée à la fois sur le respect de chacun de nos pays et également sur la protection de la vie privée », a déclaré le président français lors d'une conférence de presse commune avec son homologue américain à la Maison-Blanche.

Même si les États-Unis n'ont pas signé d'accord de non-espionnage avec d'autres pays, Barack Obama a assuré que Washington s'efforce de collecter des informations dans le respect de la vie privée.

M. Hollande a été accueilli en grande pompe à la Maison-Blanche, mardi matin. Les deux hommes ont insisté sur l'importance de travailler ensemble afin de relever les défis auxquels le monde est confronté, notamment dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi pour aider au développement de l'Afrique, répondre à la prolifération des armes de destruction massive ou encore, lutter contre les changements climatiques. 

Les deux présidents se sont ensuite réunis dans le bureau ovale, où ils ont abordé plusieurs sujets, dont les gaz à effet de serre, le nucléaire iranien, la guerre civile en Syrie et les négociations de libre-échange entre les États-Unis et l'Europe.

Libre-échange : vers un accord rapide?

Après la rencontre, M. Hollande a estimé que les États-Unis et l'Union européenne ont tout intérêt à aller vite pour conclure un accord de libre-échange. « Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations », croit-il. 

L'un des points les plus délicats des discussions concerne la protection des données numériques personnelles, puisque des entreprises américaines, comme Google et Facebook veulent obtenir un allègement des règles européennes en la matière. 

La notion d'exception culturelle que François Hollande avait imposée aux négociateurs européens avait aussi suscité des menaces de représailles de Barack Obama. Mais les deux présidents semblent maintenant avoir enterré la hache de guerre.

L'objectif des deux parties est d'aboutir à un accord avant l'expiration du mandat de l'actuelle Commission européenne, en octobre 2014. 

Par ailleurs, la diplomatie américaine a salué mardi les interventions militaires de la France au Mali et en République centrafricaine (RCA). La secrétaire d'État adjointe pour l'Afrique a plaidé pour que davantage de forces de sécurité soient déployées en RCA.

Barack Obama et François Hollande estiment d'ailleurs que l'Afrique est le théâtre d'un « nouveau partenariat » entre leurs pays. 

C'est la première visite d'un chef d'État français en sol américain depuis 1996.

À son arrivée, lundi, François Hollande a déclaré Paris et Washington « amis pour toujours »

Le président voyage seul à la suite de sa rupture avec Valérie Trierweiler, qui était considérée jusque-là comme la première dame de France. Il a annoncé sa séparation, le mois dernier, après que le magazine Closer eut révélé sa liaison avec l'actrice Julie Gayet.

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