NOUVELLES

En route vers l'équilibre budgétaire

11/02/2014 04:54 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

À 2,9 milliards de dollars, le déficit fédéral en 2014-2015 est plus faible que prévu, en raison de l'amélioration de l'économie canadienne, mais surtout grâce à quelques nouvelles réductions de dépenses qui visent surtout la fonction publique et à la hausse de la taxe sur le tabac.

Un texte d'Éric Larouche Twitter Courriel

L'amélioration de l'économie canadienne depuis novembre dernier a permis de réduire de 500 millions de dollars le déficit fédéral anticipé en 2014-2015, mais c'est surtout un report de dépenses de la Défense canadienne et une baisse des dépenses en rémunération des fonctionnaires qui expliquent ce déficit plus bas.

Le surplus pour l'an prochain, année électorale, est aussi révisé à la hausse, à 6,4 milliards de dollars plutôt que les 3,7 milliards attendus lors de la mise à jour budgétaire du ministre Flaherty à l'automne dernier.

Cibler la fonction publique

Dans son budget, le ministre Flaherty souhaite que la « rémunération globale des employés de la fonction publique soit raisonnable et abordable, et qu'elle corresponde à celle offerte par d'autres employeurs des secteurs public et privé ».

Concrètement, il souhaite réduire les dépenses en rémunération de 1,5 milliard de dollars en 2014-2015, entre autres en éliminant des indemnités de départ prévues par les conventions collectives pour des employés qui démissionnent. Le fédéral veut aussi réduire la part du financement des régimes de retraite des fonctionnaires et des employés de sociétés d'État à 50 % pour l'employeur.

Le fédéral compte aussi profiter des négociations avec des syndicats représentant ses fonctionnaires pour en arriver à des ententes « équitables et raisonnables pour les employés et pour les contribuables ». Le budget prévoit notamment la mise en place d'un nouveau système de gestion des congés d'invalidité et de maladie pour la fonction publique.

Par ailleurs, ce retour à l'équilibre budgétaire l'an prochain serait impossible sans la poursuite des réductions de dépenses déjà annoncées dans les budgets précédents et le gel des budgets de fonctionnement des ministères.

PLUS:rc