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Chypre sur la bonne voie, mais la situation reste difficile (troïka)

11/02/2014 10:40 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Le programme de restructuration de l'économie à Chypre est sur la bonne voie, avec des performances budgétaires meilleures que prévues, mais la situation reste difficile, ont indiqué mardi les bailleurs de fonds internationaux.

"Le programme pour Chypre est sur la bonne voie, avec des résultats macro-économiques meilleurs que prévus", a indiqué un communiqué conjoint de la troïka.

Des représentants de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) viennent d'achever leur 3è audit sur le respect des engagements pris par Chypre en contrepartie d'un plan de sauvetage international de 10 milliards d'euros accordé au pays en mars 2013.

"Les prévisions budgétaires pour 2013 ont été tenues avec une marge considérable, en raison à la fois d'un budget géré dans la continuité avec prudence et une récession moins sévère que prévue", a ajouté le texte.

Le Produit intérieur brut (PIB) s'est contracté d'environ 6% en 2013, soit quelque 2% de moins que les prévisions.

La consommation a ralenti, mais moins qu'attendu, et les secteurs clé du tourisme et des services ont fait preuve de "résilience", souligne le texte.

En même temps, le secteur financier montre "des signes de stabilisation", selon le communiqué.

Selon les prévisions, le PIB devrait reculer de 4,8% en 2014, la consommation continuant à être freinée par un haut niveau d'endettement, avec un retour à "une croissante positive mais modeste" d'environ 1% en 2015, ajoute le texte soulignant que "les risques concernant ces prévisions sont néanmoins substantiels".

Le secteur financier doit notamment continuer son processus de restructuration et s'attaquer au problème des prêts non remboursés qui empêche le système bancaire de réinjecter des fonds dans l'économie anémique.

Il faut également renforcer les procédures de régulation bancaire et leur supervision ainsi que les règles de lutte contre le blanchiment, estime le communiqué.

En contrepartie du plan de sauvetage de la troïka, Chypre a été contrainte de liquider l'une de ses principales banques et de restructurer la première --faisant perdre aux déposants entre 47,5 et 100% de leurs avoirs au-delà de 100.000 euros--, et s'engager à des coupes budgétaires drastiques et à des privatisations.

Le rapport d'évaluation doit être soumis aux membres de la Troïka début avril. Son approbation ouvrira la voie au versement de 150 millions d'euros de l'UE et 86 millions d'euros du FMI.

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