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Angleterre - 26e journée: La peur du vide pour Arsenal et ManU

11/02/2014 09:25 EST | Actualisé 13/04/2014 05:12 EDT

Arsenal et Manchester United ont tout à craindre de leurs retrouvailles mercredi lors de la 26e journée du championnat puisque les Gunners, émiettés par Liverpool ne sont plus leaders, tandis que les Red Devils sombrent dans le ridicule match après match.

Au lendemain de la correction infligée aux Londoniens par les Reds (5-1), les Mancuniens se sont eux fait rejoindre dimanche dans les arrêts de jeu par Fulham, 20e et copieusement dominé pendant 90 minutes (2-2).

Des débâcles assez lourdes pour que les deux entraîneurs, choqués, avouent une certaine forme d'impuissance.

A chaud, Wenger a ainsi déclaré qu'il avait quatre jours pour trouver "autant de réponses que de questions qui se posent". Désormais exposé personnellement à la critique, Moyes a lui reconnu qu'il n'avait "aucune idée" pour expliquer pourquoi son équipe n'avait pas gagné.

Les deux camps, qui ont déjà perdu beaucoup de crédit, peuvent encore en perdre encore plus avant d'affronter en Ligue des champions le Bayern pour Arsenal et l'Olympiakos pour Manchester.

Les coéquipiers d'Özil, qui n'échappe désormais plus aux reproches après plusieurs semaines de passage à vide, viennent en effet d'abandonner à Chelsea leur belle 1re place mais personne ne voit désormais trop comment il pourrait la regagner alors qu'ils doivent aussi recevoir Liverpool samedi en coupe.

A cinq points d'eux alors que City est encore plus près (1 point), les Reds ont même recommencé à croire au titre.

"L'entraîneur était vraiment fâché à la mi-temps. Je ne l'avais jamais vu aussi en colère", a reconnu l'Espagnol Arteta. Mardi, à froid, l'Alsacien a défendu la thèse de "l'accident".

Toute la confiance emmagasinée en dix matches d'invincibilité entre la claque à City (6-3) mi-décembre et celle à Anfield est pourtant en passe de s'envoler.

D'autant que le milieu est toujours fragilisé par la suspension de Flamini et les défections de Ramsey, Walcott ou Kallström. Devant, Giroud, dont le Sun a pointé du doigt l'infidélité dimanche, plafonne et le retour de Sanogo sur le banc après cinq mois d'absence ne suffit pas à évacuer la morosité.

Mertesacker a donc fait publiquement appel à la "fierté" et à "l'orgueil" pour tenter de limiter la casse ou sauver ce qui peut l'être.

En face, il ne reste même plus cela alors que ManU, 7e, compte neuf point de retard sur cette 4e place qui envoie en barrages de la C1. Après 25 matches, le club ne s'est plus retrouvé aussi mal classé depuis la 15e place en février 1990.

Les Red Devils n'ont d'ailleurs plus que la Ligue des champions pour redorer leur bilan mais vue leur dynamique du moment, rien ne dit qu'ils élimineront les Grecs.

Après trois victoires, un nul et cinq défaites en 2014, Moyes n'a même plus l'excuse des blessures car il a retrouvé Vidic derrière, Carrick et Fletcher au milieu et devant il peut faire jouer son trio Mata-van Persie-Rooney.

C'est peut-être finalement une bonne chose que United, dont l'entraîneur a été conspué dimanche à Old Trafford pour la première fois, dispute ses quatre prochains matches à l'extérieur.

A l'Emirates, ManU, vainqueur 1-0 à l'aller quand Arsenal rayonnait, n'a ainsi perdu que deux de ses sept derniers matches.

Comble de l'ironie, la dernière fois que les Mancuniens ont été reçus par les Londoniens, c'était en avril pour leur présenter leur 20e titre qu'ils venaient juste de décrocher.

cd/jcp

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