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USA: le nouveau média du créateur d'eBay avec une révélation sur la NSA

10/02/2014 10:21 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Un nouveau site internet d'informations financé par le fondateur d'eBay, Pierre Omidyar, a fait ses débuts lundi avec un article du journaliste Glenn Greenwald, porte-voix des révélations d'Edward Snowden, sur le rôle de la NSA dans les frappes de drones.

Baptisé "The Intercept", le site est le produit de l'association du milliardaire irano-américain et du journaliste d'investigation démissionnaire du Guardian, qui a contribué aux révélations sur le vaste système d'espionnage américain de la NSA, l'agence chargée des interceptions de communications.

Dans ce premier article, Greenwald affirme que la NSA utilise la géolocalisation des téléphones portables grâce à leur carte SIM pour déterminer la position de personnes qui sont ensuite visées par une frappe de drones.

Cette méthode a été utilisée aussi bien au Pakistan, qu'en Afghanistan ou au Yémen, selon Greenwald, qui dit tenir ces informations de documents de la NSA fournis par l'ancien consultant Edward Snowden et d'un ancien opérateur de drones.

Cette unité de la NSA, appelée GeoCell, serait à l'origine de frappes sans que la cible soit formellement identifiée mais simplement parce qu'elle utilise le téléphone dont la carte SIM a été localisée.

"Il peut s'agir de terroristes ou il peut s'agir de membres de leur famille qui n'ont rien à voir avec les activités de la cible", affirme dans l'article l'ancien opérateur de drones.

Les talibans en Afghanistan seraient de plus en plus méfiants vis-à-vis de leurs téléphones, n'hésitant pas à changer fréquemment de cartes SIM pour éviter d'être repérés, affirme encore The Intercept.

Un responsable de l'administration américaine s'exprimant sous le couvert de l'anonymat a dénoncé un article qui présente une version déformée et "sélective" de la façon dont fonctionnent les agences de renseignements.

"L'idée que la communauté du renseignement n'aurait recours qu'à une seule source d'information ou même deux sources avant de prendre une telle décision (...) ça ne se passe tout simplement pas comme ça", a déclaré à l'AFP ce responsable.

Avant toute frappe de drone, toute une série de renseignements sont passés en revue et "pesés avec précaution" avant que le feu vert ne soit donné, selon lui.

Pierre Omidyar a indiqué qu'il investirait 250 millions de dollars, dont 50 pour lancer les opérations, dans ce projet qui doit permettre aux journalistes de "poursuivre la quête de la vérité".

Selon le site internet, la "mission à court terme" est de fournir une plateforme pour dévoiler les informations contenues dans les documents fournis par Edward Snowden sur la NSA.

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