POLITIQUE

Québec pigera dans les infrastructures pour financer le transport en commun

10/02/2014 11:35 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT
AP
An Opel Ampera car is charged by electric power prior to Frankfurt Auto Show IAA in Frankfurt, Germany, Tuesday, Sept. 13, 2011. The fair is open for public from Sept.15, 2011 through Sept. 25, 2011. (AP Photo/Frank Augstein)

MONTRÉAL _ Le gouvernement Marois entend piger dans les budgets alloués à l'entretien des routes pour financer les infrastructures du transport collectif au Québec.

D'ici 2020, le gouvernement Marois va transférer 958 millions $ du Plan québécois des infrastructures (PQI) pour mettre de l'avant sa Stratégie nationale de mobilité durable visant à inciter la population à délaisser la voiture au profit du transport collectif.

Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie, lundi, à Montréal, à l'occasion d'un déjeuner-causerie de l'organisme Transport 20000.

Au cours des six prochaines années, la part du PQI qui sera consacrée aux transports collectifs passera de 21 à 27 pour cent. Le montant des investissements gouvernementaux passera de 3,7 milliards $ à 4,6 milliards $ au cours de cette période.

Le but de la stratégie est ambitieux, soit d'accroître de 30 pour cent l'offre de service des transports en commun d'ici 2020.

"Il faut cesser de voir une opposition entre la voiture et le transport collectif, a affirmé le ministre, en conférence de presse. Cette décision ne va pas affecter notre capacité à entretenir les infrastructures routières existantes."

M. Gaudreault a souligné que ces sommes additionnelles seront notamment utilisées afin de réaliser des travaux de réfection d'infrastructures de transport en commun ou remplacer des autobus déjà existants.

Ainsi, la stratégie n'offre pas de scénarios pour bonifier certains services comme le train de banlieue, ni de propositions concrètes, comme des hausses de taxes sur l'essence, pour générer de nouveaux revenus.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, le président de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb, et le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, ont tous salué l'ajout d'argent pour le transport collectif.

Ils reconnaissent cependant qu'à terme, il faudra trouver de nouveaux moyens de financement afin de bonifier l'offre de transport en commun au Québec.

"On ne peut pas seulement dépendre des taxes, a souligné M. Coderre. Il faut diversifier les stratégies de financement."

Pour ce faire, le gouvernement Marois mettra sur pied un chantier sur le financement du transport collectif en marge de l'entente Québec-municipalités afin de déterminer un nouveau cadre de financement qui pourrait s'appliquer dès 2015.

La gouvernance des agglomérations de Montréal et Québec-Lévis est également dans la mire du ministre Gaudreault, qui désire améliorer la gestion des services destinés aux utilisateurs.

"Nous allons modifier la Loi sur l'Agence métropolitaine de transport, a dit M. Gaudreault. Nous allons en profiter pour augmenter la représentativité des élus locaux sur son conseil d'administration."

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