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Population d'éléphants en baisse dans le principal sanctuaire kényan

10/02/2014 07:03 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

L'écosystème du Parc national kényan de Tsavo, principal sanctuaire d'éléphants au Kenya, compte à peine plus de 11.000 pachydermes, un nombre en baisse par rapport à 2011, selon les résultats d'un dernier recensement publiés lundi.

Selon les résultats préliminaires, ce recensement triennal et aérien, conduit entre les 4 et 10 février sur les 48.656 km de l'écosystème Tsavo-Mkomazi, a permis de repérer 11.076 éléphants, contre 12.573 en 2011, selon le Service kényan de la Faune sauvage (KWS), autorité de gestion des parcs.

Le Dr Erustus Kanga, sous-directeur de la Biodiversité du KWS, cité dans un communiqué, a cependant préféré voir, de façon positive, une relative stabilité de la population d'éléphants dans le Tsavo, avec "un potentiel de croissance".

Le Kenya estimait fin 2013 à environ 38.000 le nombre total d'éléphants sur son territoire, contre 20.000 en 1989, date de l'interdiction mondiale du commerce de l'ivoire.

Depuis le début en 1999 du comptage systématique des éléphants dans l'écosystème de Tsavo-Mkomazi - qui comprend notamment les parcs kényans de Tsavo-Ouest, Tsavo-Est, Chyulu Hills, mai aussi celui de Mkomazi en Tanzanie -, leur population, après avoir augmenté, reste globalement stable depuis 2005: de 9.447 en 1999, la population avait atteint 11.742 individus en 2005, puis 11.733 en 2008 et 12.573 en 2011.

Le KWS insiste sur la "stabilité" de la population d'éléphants "en dépit de nombreux défis liés au braconnage, à l'intrusion de bétail dans les zones protégées, du brûlage pour faire du charbon et de changements dans les schémas d'utilisation des terres dans les zones et couloirs de passage" des animaux.

Mais le service de la Faune avertit aussi que ces "facteurs (sont) susceptibles de remettre en cause les gains en matière de conservation enregistrés jusqu'ici".

Les trafics très lucratifs de l'ivoire et de la corne de rhinocéros ont explosé ces dernières années en Afrique, alimentés principalement par la forte demande en Asie et au Moyen-Orient.

Le Kenya, zone de braconnage mais aussi de transit pour l'ivoire prélevée dans les pays voisins, a récemment durci considérablement les peines encourues par les braconniers et les trafiquants, pouvant aller jusqu'à la prison à vie.

On estime qu'il reste moins de 500.000 éléphants en Afrique, contre plusieurs millions au milieu du XXe siècle. Outre le braconnage, leur survie est aussi menacée par l'extension des zones urbaines et la destruction de leur environnement.

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