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L'Irak va poursuivre ses fouilles d'avions d'Iran vers la Syrie (ambassadeur)

10/02/2014 01:25 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

L'Irak va poursuivre ses fouilles inopinées d'avions cargo venant d'Iran, survolant son territoire et se rendant en Syrie, grâce à l'achat auprès des Etats-Unis de systèmes de contrôle du trafic aérien, a indiqué lundi l'ambassadeur irakien à Washington.

"Nous avons besoin de capacités de défense avancées pour inspecter les vols au-dessus" du territoire irakien, a dit dans une session de questions-réponses sur Twitter l'ambassadeur Lukman Faily.

Il a précisé que Bagdad était "en train d'acquérir auprès des Etats-Unis des systèmes intégrés de défense aérienne, qui ont déjà été approuvés par le Congrès" américain. Le 4 février, le Pentagone avait annoncé un projet de vente à l'Irak, notifiée au Congrès, d'un système radar de contrôle du trafic aérien, d'une valeur de 700 millions de dollars.

Au printemps 2013, les Etats-Unis avaient réclamé avec insistance à Bagdad un accroissement des fouilles d'avions cargo iraniens traversant l'espace aérien irakien à destination de la Syrie. Washington soupçonnait ces appareils de transporter des armes et des combattants pour le régime syrien, soutenu par Téhéran.

Les Américains se sont moins fait entendre ces derniers mois sur cette question et l'ambassadeur Faily a assuré lundi que "des inspections inopinées avaient eu lieu".

Par ailleurs, pour aider l'Irak à lutter contre Al-Qaïda et d'autres groupes sunnites extrémistes, comme l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), Washington s'est engagé à accélérer ses livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance. Le Pentagone est prêt à vendre plus de missiles et 24 hélicoptères d'attaque Apache.

"Les Etats-Unis reconnaissent qu'Al-Qaïda est notre ennemi commun et aussi la nécessité de rétablir les capacités des forces armées irakiennes", s'est félicité l'ambassadeur Faily.

Il a toutefois exclu que Washington aide directement Bagdad, notamment via des frappes de drones sur des camps d'insurgés. "Nous sommes convenus avec le secrétaire d'Etat (John) Kerry qu'il s'agit du combat de l'Irak", a répondu sur Twitter M. Faily.

L'Irak a renoué depuis 2013 avec des niveaux de violences proches de ceux de 2008, et plus de 1.000 personnes ont été tuées durant le seul mois de janvier, selon le gouvernement. Les attaques sont surtout concentrées à Bagdad et dans les zones majoritairement sunnites de l'ouest et du nord du pays. Alors qu'experts et diplomates ont à plusieurs reprises souligné le rôle du mécontentement de la communauté sunnite dans la multiplication des violences, le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki a décidé de privilégier une ligne dure, à deux mois des élections législatives d'avril.

nr/ gde

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