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JO-2014 - Shaun White et Sara Takanashi entrent en scène

10/02/2014 10:00 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

L'Américain Shaun White, spécialiste du snowboard qui incarne le rajeunissement des JO, et la Japonaise Sara Takanashi, porte-drapeau du saut à ski féminin, nouvelle discipline au programme, sont très attendus mardi sur la scène des jeux Olympiques de Sotchi.

Icône multimillionnaire du snowboard, Shaun White, 27 ans, a été l'un des artisans de l'entrée des JO dans la modernité. Sacré en half-pipe à Turin en 2006 puis à Vancouver en 2010, il était arrivé à Sotchi avec l'ambition de réaliser le doublé avec le slopestyle, une des nouvelles disciplines olympiques.

Mais il a renoncé, en raison d'une blessure à un poignet, au point de s'attirer les foudres de certains adversaires. L'ex "Flying Tomato" (tomate volante), qui n'arbore plus la longue chevelure rousse de ses débuts, doit désormais faire taire les critiques sur l'épreuve du half-pipe, un demi-cylindre de 234 mètres de long, creusé dans la neige sur lequel les concurrents doivent enchaîner les figures de haute voltige.

Pour Shaun White, qui a renoncé en janvier aux X Games, la Mecque des sports extrêmes, pour se donner toutes les chances de réussir aux JO, l'enjeu est de taille: il pourrait devenir le premier snowboardeur à trois titres olympiques et le premier Américain à s'adjuger trois médailles d'or olympiques consécutives aux JO d'hiver.

Kuzmina pour un doublé symbolique

Pour Sara Takanashi aussi, le défi est de taille. La Japonaise, âgée de 17 ans, domine le saut à skis féminin, qui entre mardi au programme olympique. Elle a remporté dix des treize étapes de la coupe du monde depuis le début de l'hiver.

Surtout, elle dispose d'une belle occasion de rentrer dans l'histoire en devenant la première championne olympique de saut à skis féminin.

Pour cette discipline, le concours de mardi marque une étape importe. Dans les années qui avaient précédé les Jeux de Vancouver, en 2010, la bataille juridique avait été jusqu'à la Cour suprême du Canada, le CIO refusant à deux reprises d'inclure le saut à skis féminin au programme olympique, estimant la discipline pas assez concurrentielle.

Au-delà du concours olympique, les concurrentes ont d'ailleurs trouvé un autre défi, à la hauteur de leur courage: elles entendent, comme les hommes, pouvoir se mesurer sur le grand tremplin (120 m), et plus uniquement sur le tremplin normal (90 m).

Outre le saut à skis féminin et le snowboard half-pipe, six autres titres olympiques seront décernés mardi: en ski slopestyle dames, patinage de vitesse (500 m dames), luge monoplace dames, ski de fond (sprint messieurs et dames) et biathlon (poursuite dames).

Quarante-huit heures après son succès sur le sprint, la biathlète slovaque Anastasiya Kuzmina possède une formidable opportunité de doubler la mise en poursuite (10 km). Elle sera portée par une belle motivation: née en Russie, dont elle a porté les couleurs jusqu'en 2008, Kuzmina, marié au fondeur israélien Daniel Kuzmin, a quitté son pays. Elle reprochait alors aux autorités sportives russes de ne pas autoriser la présence des enfants d'athlètes lors des stages.

pga/mam

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