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JO-2014 - Saut à skis: Takanashi pour l'histoire ?

10/02/2014 06:01 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Le saut à skis féminin prendra mardi une nouvelle dimension avec ses grands débuts officiels au programme olympique, une première que la Japonaise Sara Takanashi, grande favorite, pourrait marquer de son empreinte.

Du haut des tremplins du Centre nordique RusSki Gorki, au vu de la saison, il semblerait presque injuste que cette grande première échappe à Sara Takanashi, 17 ans. Victorieuse de 10 des 13 concours disputés depuis le début de l'hiver en Coupe du monde, la Japonaise possède toutes les cartes en mains pour écrire l'histoire de son sport.

"J'ai déjà choisi la tactique que j'allais adopter et je vais la suivre à la lettre. Pour moi, ce ne sera pas un échec si je ne gagne pas la médaille d'or, mais l'or est mon objectif", explique Takanashi.

Six filles, voire plus, peuvent s'approcher d'elle, dans un évènement à la portée historique, sur un jour, qui peut offrir des surprises.

L'Américaine Sarah Hendrickson, championne du monde 2013 entend également tirer son épingle du jeu, mais doit composer avec un genou douloureux.

L'Autrichienne Daniela Iraschko-Stolz, la Russe Irina Avvakumova, l'Allemande Carina Vogt et une autre Japonaise, Yuki Ito ont aussi leur mot à dire.

Plaidoyer pour le grand tremplin

"Takanashi n'est pas invincible ou intouchable. Elle a fait un début de saison très impressionnant, mais on est aux Jeux et je pense que c'est différent", souligne la Française Coline Mattel, 18 ans, qui fait partie des médaillables.

Toutes les concurrentes saluent en tout cas ce bond en avant pour le saut à skis féminin, avec cette présence aux JO.

Dans les années qui avaient précédé les Jeux de Vancouver, en 2010, la bataille juridique avait été jusqu'à la Cour suprême du Canada, le CIO refusant à deux reprises d'inclure le saut à skis féminin au programme olympique, estimant la discipline pas assez concurrentielle.

"C'est génial d'avoir enfin le droit d'être là", reconnaît Mattel, "chanceuse" d'appartenir à cette génération de pionnières alors qu'elle a encore de nombreuses années de compétition devant elle.

Pour une première, les filles auront le droit de se mesurer les unes aux autres sur le tremplin normal (90 m), mais pas encore sur le grand (120 m).

"Les Jeux c'est une première étape, ensuite il faudra une Coupe du monde régulière sur le 120 m, on n'a pas encore gagné. On aura toutes à coeur de montrer le mieux de ce qu'on sait faire", confie la Française.

Le saut à skis féminin a donc encore de jolis bonds à faire dans les prochaines années.

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