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Iran: l'ambassadeur suisse convoqué après de nouvelles sanctions américaines

10/02/2014 01:53 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

L'ambassadeur suisse en Iran, dont le pays représente les intérêts américains, a été convoqué lundi soir au ministère des Affaires étrangères après de nouvelles sanctions contre des individus et entreprises soupçonnées de soutenir des réseaux terroristes, selon l'agence officielle IRNA.

"La position de la République islamique d'Iran à l'égard du terrorisme est connue et les Etats-Unis qui soutiennent ouvertement les groupes terroristes dans la région ne sont pas en position d'accuser l'Iran", a affirmé un responsable du ministère en recevant l'ambassadeur suisse. "Nous condamnons fortement ces accusations", a ajouté le responsable, cité par IRNA.

Le Trésor américain a ajouté jeudi à sa liste noire une trentaine d'individus et d'entreprises soupçonnés de contourner les sanctions internationales contre l'Iran et de soutenir des réseaux terroristes en Iran et en Afghanistan.

Ces individus et sociétés opèrent en Iran et en Afghanistan mais aussi en Turquie, en Espagne, en Allemagne, en Géorgie, dans les Emirats Arabes Unis et au Liechtenstein.

Ces entités sont ciblées par les autorités américaines "pour leur rôle dans le soutien au programme nucléaire" que Téhéran est soupçonné de développer à des fins militaires sous couvert d'activités civiles ainsi que pour "leur soutien actif au terrorisme", affirme un communiqué du Trésor.

Le sous-secrétaire au Trésor en charge de la lutte contre le terrorisme David Cohen a répété que les Etats-Unis, tout en respectant l'accord de Genève qui a levé provisoirement une partie des sanctions à l'égard de l'Iran, voulaient s'assurer que "la majeure partie des sanctions demeurait en vigueur".

Parmi ces compagnies, figurent une société espagnole (AEIT) soupçonnée d'avoir facilité des transactions financières pour le programme nucléaire iranien, une société allemande (Deutsche Forfait), accusée de détourner les sanctions pétrolières.

La liste cible aussi plusieurs individus, dont certains déjà détenus, accusés d'avoir planifié des attaques en Afghanistan.

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