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Irak: 21 insurgés tués par l'explosion intempestive de leur voiture piégée

10/02/2014 08:49 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Un véhicule piégé a explosé par erreur lundi dans l'enceinte de locaux occupés par des insurgés au nord de Bagdad, tuant 21 d'entre eux y compris un candidat à l'attentat suicide, ont annoncé des responsables.

Dans le même temps, le président du Parlement Oussama al-Nujaifi a échappé de justesse à une tentative d'assassinat quand une bombe a explosé au passage de son convoi dans sa ville de Mossoul, dans le nord du pays.

L'un de ses gardes du corps a été blessé, selon la police et une source médicale, mais M. Nujaifi, le plus haut responsable sunnite du pays, est indemne, a annoncé son bureau.

Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, dont le frère de M. Nujaifi, Atheel, est le gouverneur, est l'une des zones les plus violentes d'Irak, avec de fréquentes attaques contre les forces de l'ordre, les responsables gouvernementaux et les civils.

Egalement au nord de Bagdad, des insurgés étaient en train de tourner une vidéo de propagande dans la perspective d'un attentat suicide lorsqu'un problème technique a déclenché la charge explosive de la voiture, ont expliqué un officier de police et le chef local des milices Sahwa (anti-Qaïda).

L'explosion qui a retenti à 08H00 (05H00 GMT) a tué 21 insurgés dans ces locaux situés dans la zone rurale et agricole de Jilam, un fief insurgé au sud de la ville majoritairement sunnite de Samarra, selon les mêmes sources.

Dans le reste du pays, des attaques près de Bagdad ont fait deux morts, tandis que trois insurgés ont été tués dans des affrontements avec les forces de sécurité.

L'Irak a renoué depuis 2013 avec des niveaux de violences proches de ceux de 2008, et plus de 1.000 personnes ont été tuées durant le seul mois de janvier, selon le gouvernement. Les attaques sont surtout concentrées à Bagdad et dans les zones majoritairement sunnites de l'ouest et du nord du pays.

Alors qu'experts et diplomates étrangers ont à plusieurs reprises souligné le rôle du mécontentement de la communauté sunnite dans la multiplication des violences, le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki a décidé de privilégier une ligne dure, à deux mois des élections législatives d'avril.

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