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Cuba: Washington s'alarme d'une poussée de la répression

10/02/2014 04:12 EST | Actualisé 12/04/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis se sont alarmés lundi d'une poussée de la répression contre des militants des droits de l'homme à Cuba, Washington poursuivant ainsi sa ligne dure contre La Havane avec laquelle l'UE veut au contraire normaliser ses relations.

"Nous sommes profondément inquiets de l'augmentation récente des détentions arbitraires, de la violence physique et d'autres abus perpétrés par le gouvernement cubain contre des défenseurs pacifiques des droits de l'homme et des droits civils", a dénoncé dans un communiqué le département d'Etat. Sa porte-parole Marie Harf a mis en exergue le cas d'un militant, "Jorge Luis Garcia Perez, placé en détention la semaine dernière".

"Les libertés d'expression et de rassemblement sont des droits humains reconnus internationalement et le gouvernement cubain qui ne respecte pas ces droits reste une donnée aberrante en Amérique latine", a fustigé Mme Harf.

Les Etats-Unis "condamnent le gouvernement cubain qui continue de harceler, de recourir à la détention arbitraire, parfois avec violence, dans le but de faire taire les critiques, d'empêcher les rassemblements pacifiques et d'intimider une société civile indépendante".

La diplomatie américaine a une nouvelle fois exhorté La Havane à "mettre fin à (ces) pratiques".

Washington s'en prend très régulièrement à Cuba, soumis depuis un demi-siècle à un embargo américain, même si les deux pays ont des relations via leurs sections d'intérêts qui font quasiment office d'ambassades.

Un récent sommet de la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac) a permis à Cuba de faire montre du soutien dont il jouit sur le continent et a aussi mis en évidence l'isolement des Etats-Unis dans leur politique de fermeté.

Le président Barack Obama, s'il a assoupli les règles qui président aux voyages vers l'île et, plus symboliquement, serré la main de son homologue Raul Castro lors de la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, n'en maintient pas moins une ligne dure face à ce pays distant de 150 km de la Floride.

Simultanément à la condamnation américaine, l'Union européenne a au contraire approuvé lundi le processus visant à normaliser les relations avec Cuba, suspendu depuis plus de dix ans, afin d'encourager La Havane à poursuivre les réformes en matière de droits de l'homme. Les ministres des Affaires étrangères des 28 ont donné leur feu vert au lancement des négociations pour trouver un "accord de dialogue politique et coopération" avec l'île.

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